Brèves de cirque

Comme les brèves de comptoirs, le cirque a ses histoire, ses peines, ses amours, ses infos. Les « brèves de cirque » parfois amusantes, parfois tristes ou solennelles , nous font pénétrer dans le monde du cirque, attachant et mystérieux, par le petit bout de la lorgnette.
Les « brèves de cirque » suivent le fil de l’actualité sans a priori et sans parti pris, elles constituent un lien amical entre les passionnés et les professionnels.
Surtout, ne vous privez pas de partager votre récolte d’anecdotes, d’infos, d’histoires de cirque…en les envoyant sur le lien CONTACT.

LES K’HO EN TOURNÉE

Le très distingué Grand Théâtre de Provence d’Aix en Provence a accueilli le cirque du Vietnam, le premier weekend de janvier. Affichant complet pour ses deux représentations, ce nouveau spectacle baptisé Teh Dar, « tourner en rond autour d’un feu » en langue K’ho (ethnie minoritaire) nous emmène vers les hauts plateaux du Vietnam.

Le cirque vietnamien avait déjà créé l’événement en France, en 2011 et 2016, avec Làng Tôi et A O Làng Phô. Tuan Le, le metteur en scène de ce nouveau  spectacle  est le seul acrobate du pays a avoir rejoint le cirque du soleil.

Teh Dar_Aix en Provence 2020_ Grégory Vignier

Teh Dar, c’est avant tout un récit nostalgique de l’homme avec la nature, de croyances, de symboles et de mystères. C’est l’histoire d’un amour impossible entre deux jeunes originaires de deux ethnies différentes.

Durant une heure, on assiste à une succession de tableaux magnifiquement chorégraphiés. Quinze acrobates et cinq musiciens transmettent avec une passion communicative l’histoire de leur peuple. Le cirque ethnique est ici parfaitement illustré, avec un mélange d’acrobaties sur d’immenses mâts en bambous, ou de jongleries millimétrées rebondissant sur des percussions vietnamiennes.

Les portés et le numéro de contorsion sont sublimés grâce aux talentueux musiciens, indissociables de la performance esthétique. Car c’est véritablement cette conjugaison d’orchestration parfaite et de scénographie poétique qui séduit et transporte le spectateur. Le collectif est indéniablement la source du succès du cirque vietnamien.

Près de la moitié des tableaux présentés sont exclusivement esthétiques ou musicaux, avec des rythmes lents où  les plus jeunes spectateurs peuvent montrer parfois quelques signes d’impatience dans les tribunes. Une singularité à prendre en compte afin de ne pas repartir un peu frustré par ce rythme inégal,  d’autant que les nombreux chants et symboles sont difficilement compréhensibles pour les non vietnamophiles.

Une invitation ouverte à découvrir ce pays aux légendes ancestrales.

2020-01-12_bdc_GV

PAROLE DE VETERINAIRE

Peut-on affirmer qu’un animal est plus heureux dans la nature?

Florence Ollivet-Courtois, vétérinaire spécialiste de la faune sauvage

« La nature n’est pas si respectueuse du bien-être animal qu’on ne le pense. En effet si les animaux ont une chance d’assumer leurs choix, et d’évoluer dans des environnements stimulants, ils le font rarement longtemps car les besoins physiologiques et de sécurité ne sont plus remplis : prédateurs, désertification à cause de l’élevage intensif, manque d’eau, de nourriture, destruction des territoires pour faire des routes, de cultures, braconnage, trafic, victimes de guerres et des catastrophes naturelles ( inondations, incendies…), on a là toutes les causes réunies de la disparition des espèces menacées.”

“On sait bien que le milieu naturel est une fable, pas une issue pour la plupart des animaux captifs. Les fauves des cirques n’ont jamais connu cette terre promise, ni même les 10 générations qui les précèdent. Leur système immunitaire, leur comportement, leur génétique ne savent rien de leur pays d’origine.”

“Le zoo ou le cirque, lieu de captivité, entraîne une érosion de ce qui relève de l’autonomie, de la possibilité de faire des choix et d’évoluer dans des environnements stimulants pour y adopter des comportements naturels. » Le développement est certes limité.

En revanche en captivité on prend garde d’assurer les besoins physiologiques et la sécurité bien que les relations sociales soient sensiblement altéré.” On améliore ce déficit par “l’enrichissement des milieux et le conditionnement opérant par renforcement positif.”

“Dans un monde idéal les animaux vivent leur vie dans la nature et c’est là leur place même si sa sauvagerie semble cruelle. Mais dans notre monde, même les réserves naturelles doivent  être  clôturées « pour protéger les animaux, et donc maîtriser la chaîne alimentaire en introduisant les modes de gestion de la captivité. La nature n’est plus la nature libre et intacte.”

En captivité et en cirque en particulier l’action de protection animale devrait passer par l’analyse pragmatique et non dogmatique des pratiques pour les changer si besoin et éduquer en conséquence.” 

Il faut cesser de manipuler l’opinion publique, “c’est par la connaissance que les bienfaits pour les animaux seront immédiats et durables car les animaux seront hébergés par des personnes formées, expérimentées, sensibles et le modèle économique des établissements qui les accueillent sera stable.”

« Apprendre pour mieux aimer et mieux protéger »

Source: Extraits interview de Madame Florence Ollivet-Courtois, vétérinaire spécialiste de la faune sauvage.

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UN NOUVEAU DÉPART

Fondé en 1986 par Michel Louis et Jean-Marc Vichard, le Parc Zoologique dAmnéville est le 2ème zoo français de par l’importance de sa collection (près de 2000 animaux originaires des 5 continents) et la qualité de ses installations qui s’étendent sur plus de 18 hectares. Fort d’une fréquentation qui a dépassé les 600.000 visiteurs par an, le Zoo a pour ambition de dynamiser le rayonnement économique et touristique en Moselle et dans la Région Grand-est, en lien avec les acteurs locaux. 

Parc Animalier d’Amnéville

Le Parc Zoologique participe à la conservation d’espèces vulnérables et d’espèces en danger de disparition selon la Liste Rouge de l’IUCN (International Union for Conservation of Nature) et selon la Convention de Washgington (CITES, Règlement CE) avec plus de 200 naissances d’espèces rares au cours des trois dernières années, dont notamment 1 mandrill, 1 orang-outang de Sumatra, 4 lions dAfrique du Sud, 11 loups blancs de l’Arctique, 1 fourmilier géant, 3 rhinocéros, 1 hippopotame amphibie, 1 tapir, 8 manchots de Humboldt, 6 grues demoiselles, 1 calao terrestre, 4 pythons royaux, 10 boas arcenciel, 1 tortue géante rayonnée de Madagascar. Ces naissances témoignent du suivi et du bon traitement des animaux. 

Un accord de participation avec Prudencia capital permet d’assurer la pérennité du parc zoologique d’Amnéville. « C’est un nouveau départ pour une des plus belles collections animalières d’Europe, regroupée dans des infrastructures de grande qualité et encadrée par un personnel hautement compétent. Notre objectif est de positionner ce parc parmi les plus visités d’Europe en valorisant son rayonnement, sa réputation et sa fréquentation. Notre philosophie reste celle de ses fondateurs, la protection d’espèces magnifiques évoluant en totale harmonie dans un environnement préservé » fait valoir Dominik Zwerger, Directeur Général de Prudentia Capital.

Source: Communiqué de presse Prudencia capital-Parc zoologique d’Amnéville

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ECOLE DE CIRQUE A BATTAMBANG

En 1985, une artiste picturale française, Véronique Decrop, fonde une école de dessin pour les enfants d’un camp de réfugiés cambodgiens en Thaïlande, afin de les aider à dépasser leurs traumatismes. Au début des années 90, elle s’installe à Battambang, au Cambodge, la ville d’où sont originaires les jeunes dont elle s’est occupée.
Phare Ponleu Selpak (La Lumière des Arts en khmer) naît dans cette même ville en 1994 par la volonté de neuf amis, anciens réfugiés. Khuon Det, Srey Bandaul et Tor Vutha, ses principaux cofondateurs, veulent en faire un centre artistique accueillant les enfants et jeunes adultes les plus vulnérables, issus des communautés proches. L’école de cirque est fondée en 1998 par Khuon Det. Elle rencontre un succès immédiat auprès de la jeunesse fascinée par cette nouvelle forme d’expression.
Le Cirque est l’une des disciplines artistiques enseignées à Battambang. Le campus dispose donc d’une école de cirque et d’un chapiteau, où se donnent les spectacles. En 2013, un second chapiteau a été implanté à Siem Reap, la principale ville touristique du pays, aux portes d’Angkor.
La réputation des artistes issus de l’école et leur bon niveau de formation ont permis au Phare Circus de faire une tournée en France en 2015, avec le spectacle « Éclipse ». Quelques étudiants ont même intégré l’école de cirque de Montréal, avec le rêve ultime du Cirque du Soleil. Chacun des spectacle est une immersion dans l’univers de ces jeunes Cambodgiennes et Cambodgiens, avec de la musique traditionnelle et une mise en scène contemporaine.
Le lundi 25 novembre 2019 était donné à Battambang le spectacle « Cabaret Neang ». Avant les numéros purement circassien et les sketches humoristiques, ce show a la particularité de commencer par une séquence de danses Apsara, symbole de la culture khmère et du Cambodge.
Phare est un cirque de tradition cambodgienne utilisant des techniques du cirque moderne. Le public est charmé par l’enthousiasme, l’énergie, la fougue, le sens de l’humour de ces jeunes artistes. Souvent issus de milieux très pauvres au quotidien difficile, leur joie de vivre démontre que le Cirque joue bien son rôle d’échappatoire artistique, sportif et social.
Phare, un Cirque unique, qui nous fait découvrir le Cambodge à côté des vestiges archéologiques incommensurables de ce pays si attachant. Aujourd’hui, Phare Ponleu Selpak est une ONG cambodgienne, devenue une école d’art de haut niveau. Son objectif : changer des vies par les arts.
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