Brèves de cirque

Comme les brèves de comptoirs, le cirque a ses histoire, ses peines, ses amours, ses infos. Les « brèves de cirque » parfois amusantes, parfois tristes ou solennelles , nous font pénétrer dans le monde du cirque, attachant et mystérieux, par le petit bout de la lorgnette.
Les « brèves de cirque » suivent le fil de l’actualité sans a priori et sans parti pris, elles constituent un lien amical entre les passionnés et les professionnels.
Surtout, ne vous privez pas de partager votre récolte d’anecdotes, d’infos, d’histoires de cirque…en les envoyant sur le lien CONTACT.

IMPATIENCE DU CIRQUE TRADITIONNEL

Le cirque traditionnel est à l’arrêt depuis 4 mois avec la fièvre de reprendre les spectacles au plus vite. Au moment où on parle de déconfinement, d’ouverture des plages, des parcs  d’animation et bientôt de la restauration, il vie comme une grave injustice cet oubli culturel.

Les idées et des propositions,  les artistes en ont et n’ont pas attendu pour les mettre en actions. Montrer que c’est possible de reprendre les spectacles dans les rues, sur les parvis des EHPAD, dans les espaces découverts en palc* ou dans les parcs d’animation. Renouer avec la tradition banquiste tout simplement.

Cirque Zavatta Douchet

Le cirque Zavatta, famille Douchet, ses artistes et ses animaux, ont présenté un spectacle spécialement pour  les résidents, aux balcons et dans la cour, d’un EHPAD à La Riche, en Indre-et-Loir.  Le rêve et  la magie du cirque étaient dans tous les yeux des résidents confinés et privés des visites de leurs familles.

Même problème dans le monde. Au Canada où le Cirque du Soleil a licencié la majorité des artistes, c’est dans les cités populaires qu’ils ont apporté l’art du cirque. « Les gens n’ont qu’à sortir sur leur balcon, regarder par leur fenêtre ou sortir en se tenant à distance pour nous voir, nous dit Francis Gadbois. Nous, on respecte les règles de distanciation physique, on veut juste faire sourire les gens, amener un peu de bonheur. Évidemment, entre les membres de chaque couple, il y a une proximité entendue, mais pas avec « l’autre » couple. Ils font de la jonglerie, du vélo acrobatique, du hula-hoop, des équilibres, de l’antipodisme, des acrobaties au sol, enfin, un peu de tout, formé dans la polyvalence. »

Les cogitations pour la phase 2  du déconfinement, en France, concernant les salles de spectacle et théatres accorderaient une jauge de moins de 5000 spectateurs pour une ouverture le 2 juin en zone verte et 22 juin en zone orange.

Espérons que les cirques profitent de cette annonce pour reprendre la route et sauver ce qu’il reste à sauver.

*Palc : spectacle de cirque sans chapiteau

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COVID-19 DEFI APRES « DEFI »

Le spectacle du Cirque d’Hiver Bouglione « Défi » s’est prématurément arrêté, une semaine avant la fin, du fait  des  mesures gouvernementales de confinement contre le covid-19.

Piste Cirque d’Hiver Bouglione

La troupe et l’équipe du cirque d’Hiver ont été privées de la « dernière » pour la première fois depuis 20 ans. Les  équipes de production, les Fratoches et les techniciens ont travaillé contre la montre pour procéder au démontage technique et au rapatriement des artistes.

Tous les artistes ont pu rejoindre leur pays. Les contrats avec lesquels ils auraient dû enchaîner étant annulés dans le monde entier, il a donc fallu modifier tous les billets de retour vers leur pays d’origine. Certains ont pris la route, et quelques-uns d’entre eux, ont fait de véritables périples, les fermetures des frontières créant d’énormes détours, sans compter les mesures de quarantaine imposées aux entrées de territoire de chaque pays.

L’équipe du cirque d’Hiver « espère, bien entendu, vous retrouver quand cette crise sera passée. Nous tenons à remercier tous les acteurs principaux pendant cette crise: du corps médical dans son ensemble, aux travailleurs essentiels du quotidien. Nous avons l’intention de partager avec vous dans les prochains jours, archives et nouvelles du cirque, n’hésitez pas à nous faire parvenir vos envies et suggestions »

Aujourd’hui, tous sont chez eux, l’équipe du Cirque d’Hiver ainsi que la famille Bouglione, en sécurité et en bonne santé.

Et surtout, restez chez vous…pour l’instant.

Source : Annonce FB Cirque d’Hiver Bouglione

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SORTIE DE PISTE BIENVEILLANTE

Qui mieux qu’un vrai dompteur, capacitaire et membre de la commission d’attribution des licences de capacité, peut assurer le bien-être des animaux sortis de la piste du cirque.

Après le décès de son épouse Arlette Gruss en 2006, Georgika Kobann (Georges Peurière), 77 ans, consacre une partie de sa vie à l’entretien des animaux de toutes espèces, sur les 50 hectares de la remise du Cirque Arlette GRUSS, à La Fontaine-Saint-Martin.

Georgika Kobann_Cirque de La Voix du Nord 1983

Georges découvre sa vocation de dompteur à l’âge de 4 ans, dans un petit cirque en Algérie, qui présente un dompteur « hindou » portant une panthère autour du cou. Début 1962, il rentre en France, où il se fait engager comme garçon de cage dans un cirque itinérant, où il apprend à observer et aimer les animaux sauvages. C’est Freddy Hager, dompteur au Cirque Francki, qui lui transmet les rudiments du métier. Par le fait du hasard, le légendaire Grand cirque de France dirigé par Alexis Gruss Senior cherche un jeune, prêt à se lancer dans la cage aux fauves. Audacieux, il prend la place qui lance sa carrière et réalise son rêve d’enfant. C’est là qu’il rencontre bien sûr celle qui deviendra sa femme, Arlette, la fille aînée du patron.

Avec leur numéro de panthères, Arlette Gruss et Georgika Kobann voyageront dans de nombreux cirques français et étrangers. Au Cirque Arlette Gruss, il est bien évidemment le dompteur attitré, jusqu’en décembre 1992. Pourtant, quelques années plus tard le virus de la cage centrale le reprend. Il présente donc en 1998 un splendide numéro de lionnes, rugissantes à son approche, pour le jeu du spectacle, ce qui est moins accepté aujourd’hui par l’opinion publique. En fin de saison de cette année-là, ses adieux seront cette fois définitifs.

Comme beaucoup d’autres dompteurs, Kobann a fait face aux risques du dressage. Notamment, quand une porte de cage mal fermée, par son commis, l’oblige à récupérer la panthère Pitou. Il se protège de son bras, par réflexe, et  il est accroché par l’animal. Cette agression qui aurait pu être dramatique lui a laissé des séquelles, mais n’a pas entamé son affection pour les fauves et l’amour de son métier.

Contrairement aux vociférations des animalistes qui se découvrent une vocation de protection des animaux sauvages, Georgika, amoureux des bêtes, leur assure une fin de vie digne et respectueuse des espèces animales.

Vivre avec leurs animaux, la vocation des gens de cirque.

Remerciements à Jean Louis Boutroy

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CIRQUE OU AMPHITHÉÂTRE

Bref retour sur le 250ème anniversaire du cirque. On sait que Philip Astley fonda le cirque moderne le lundi 4 avril 1768, dans le quartier populaire de Lambeth, à Londres. Ce jour-là, il fit galoper son cheval en rond. Dans l’annonce qu’il avait fait publier le jour même dans une gazette, il avait intitulé sa démonstration : « Activity on horseback ». Mais Astley venait en fait de créer une école d’équitation.
En 1770, il quitta Lambeth pour s’établir un peu plus loin, au sud du pont de Westminster. Dans cet endroit, il fit bâtir tout en bois la première construction en forme de cirque. L’édifice disposait de places couvertes, mais la piste restait à l’air libre. Néanmoins, Astley pouvait maintenant exiger du public un droit d’entrée, puisque celui-ci pénétrait alors dans un lieu conçu pour le spectacle. C’est pourquoi il est arrivé qu’on date à l’année 1770 la naissance du cirque, ce qui n’est pas faux.
Pour s’épargner les démonstrations équestres en ligne droite, le cercle, qui avait jailli dans l’imagination de Philip Astley deux ans plus tôt, était grand. Ce n’est qu’en 1779 qu’il le réduisit à 42 pieds et inventa ainsi la piste de cirque de 13 m environ de diamètre, telle qu’elle s’est imposée depuis lors dans tous les cirques du monde.
Et malgré tout cela, le mot « Circus », « Cirque », resta toujours étranger à Philip Astley et à son fils John pour désigner leurs entreprises. Les établissements d’Astley, hormis celui de 1768, arborèrent tous le titre d’Amphithéâtre. En revanche, inspiré par son associé Charles Dibdin, Charles Hughes, pensionnaire puis rival d’Astley, construisit en 1782, près de chez ce dernier, un nouveau type de bâtiment avec piste et scène, auquel il attribua le nom de Royal Circus. Le terme générique « Cirque » était lancé, pour désigner cette nouvelle forme de divertissement artistique réunissant femmes, hommes et animaux. Le Cirque allait bientôt devenir un art universel.
Ainsi, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, Philip Astley créa en quelque sorte le Cirque sans le savoir.

Source: analyse de Jean-Louis Boutroy

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SUR LA TRACE DES ÉLÉPHANTS

On se dit chaque année, que l’on ne verra plus d’éléphant dans les cirques, du fait de l’impossibilité de les faire venir de leurs pays d’origine, du vieillissement de tous les troupeaux vivants dans les cirques et de l’investissement de plus en plus important pour les présenter en tournée.

Elephants Festival international de Monté-Carlo 2017 Casselly

En décembre 2018, on regrette la fin des voyages pour Batati*, Burma, Jumbo et Siam, les quatre éléphants de Flavio Togny qui nous ont fait rêver et émerveiller pendant près de  onze ans au cirque Arlette Gruss . Leurs prestations aux 22e et 30e Festival International du cirque de Monte-Carlo resteront dans toutes les mémoires des passionnés de cirque. Le nouveau  spectacle, en septembre 2020, chez Arlette Gruss sera-t-il animalier ?

Les éléphants du cirque suisse Knie ont rejoint le Knie Kinderzoo de Rapperswil  pour participer à un programme de reproduction. Une lourde charge pour Thisiam le mâle de la troupe. Pour le soulager de cette responsabilité, un nouveau mâle  vient d’arriver d’un zoo des Pays-Bas. Il s’appelle Mekong et a environ 38 ans. L’ouverture du zoo-parc est prévue le 6 juin 2020.

Les éléphantes Bara et Burma du cirque Krone, après une escapade de huit mois en Espagne où elles avaient accompagné leurs anciennes collègues sur leur lieu de retraite, sont de retour à Munich. Elles étaient dans les trois programmes du cirque Krone 2019-2020.

On est sur la piste, sait-on jamais !

Source : Cirque Arlette Gruss,  Association des cirques francophones, Echos CDU Alain Neuville

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DANS LA CAGE DU CIRQUE DE MOSCOU

En 1973, au programme du Cirque de Moscou à Paris, Margarita Nazarova présente 11 tigres sibériens. Le numéro est révolutionnaire. Le journal « Le Monde » écrit le 24.novembre : « Margarita Nazarova […] a construit tout son numéro de dressage de tigres (superbes) avec simplement de la douceur ».
Il faut dire que la cage est en filet (ce qui est surprenant à l’époque), les accessoires apparaissent ou disparaissent de dessous le plancher surélevé, et le fauves rassemblés dans une seconde cage montée dans les coulisses, pénètrent dans la piste principale au gré du numéro. Le programme papier de cette année-là mentionne que la dompteuse dirige également des « ours à cheval ».
Les Parisiens se souvenaient de Margarita Nazarova 15 ans plus tôt, en 1958, menant déjà un groupe de tigres. Le public avait été ébloui par sa prestation.
Dans son pays, en 1969, Margarita était cette fois à la tête d’un groupe mixte, tigres et lions.
Arrivant des coulisses, elle descendait avec ses fauves, un escalier menant directement à l’intérieur de la cage. Exercice d’une folle témérité, il lui arrivait de mettre son bras dans la gueule d’un tigre. Sa tête pareillement, ce qui est plus commun et bien moins dangereux. On put voir également Margarita avec ses tigres dans une piste nautique.
Margarita Petrovna Nazarova (1926-2005) était une une dompteuse de fauves soviétique, née près de Saint-Pétersbourg et décédée à Gorki. Son maître en dressage fut Boris Eder. Elle épousa Constantin Constantinovitch, dont elle eut un fils, Alexsey. C’est son mari qui l’a convainquit de travailler avec les fauves.
 La star de la cage, s’éloigna du monde du cirque dans les années 80, après la mort prématurée de son cher mari, ce qui assombrit les 20 dernières années de sa vie.
Artiste du Peuple de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, Margarita Nazarova marquera notre enfance au Cirque de Moscou à Paris.
Source : Archives Jean-Louis Boutroy

2020-05-01_bdc_JLB

CETTE CRISE SE TERMINERA UN JOUR*

« Vous savez, je crois, de l’ensemble de l’industrie du divertissement, le cirque, sera le premier à récupérer. Pourquoi? Parce que des gens du cirque sont restés fidèles à leurs racines éternelles. Saltimbanques !
Lorsque le déconfinement sera annoncé, les théâtres et les salles de concert prendront des semaines, voire des mois, pour organiser la réouverture : réserver une salle, regrouper les troupes qui était partout près opérationnelle, organiser  la vente de billets, trouver une assistance technique performante, etc… Il faut compter maintenant sur de nombreuses sources externes pour remplir les salles de théâtre ou de concert.
Cependant partout dans le monde les petites familles de cirque ont simplement besoin d’imprimer quelques affiches, trouver un endroit où mettre la tente, remplir de diesel les camions, mettre Maman à la caisse, ramener les chevaux et les chameaux des champs , brosser les costumes, appliquer le maquillage et avec tout ce qui se fait à la maison, ouvrir en quelques jours.
Les grands spectacles suivront, même si c’est un peu plus tard. Gardez cela à l’esprit quand les choses semblent difficiles et pour l’instant, rester à la maison en toute sécurité. »
Un beau message d’espoir.
Source: SOS Circus, Remerciements à David Hibling*

2020-04-27_bdc_MV

AIDES AUX ANIMAUX CAPTIFS

Le 17 mars 2020 en pleine pandémie de coronavirus, le monde économique s’arrête les personnes sont confinées à leurs domicile et tous les spectacles et visites des parcs-animaliers sont annulés. Le cirque en crise se trouve mortellement atteint.

Lion et lionceaux_Parc de Thoiry

Les grandes enseignes rejoignent leur base et les autres sont figées dans la dernière ville étape comme le Cirque Zavatelli à  Henin-Beaumont. Les ennuis commencent lorsque des maires et la population se manifestent pour faire partir le cirque, (où?) et pour assurer la logistique pour les hommes et les animaux. Scènes déjà connues dans l’histoire du cirque.

Pour les animaux, c’est souvent plus de 200 kg de fourrage et plus de 1000 litres d’eau par jour sans compter le pain, les fruits, les légumes et la viande a récupérer  chez les commerçants de proximité. Rien à voir avec les croquettes et le plat de pâtes pour le chien ou le chat de la maison.

Devant cette crises qui s’annonce durable, l’ Assemblée Nationale dans la nuit du 17 avril a validé la proposition du gouvernement pour accorder 19 millions d’euros à l’aide alimentaire et aux soins prodigués aux animaux captifs pour les établissements en difficulté, pendant la durée du confinement. (environ 130 cirques, zoos et refuges)

Une cellule de veille du Ministère de la Transition écologique et solidaire avec les professionnels concernés est mise en place pour déterminer les situations à risque pour les animaux et un dispositif d’appui local  (DEPP) accompagne les établissements pour faciliter la recherche de nourriture ou de soins, accéder aux aides d’urgence des établissements de spectacle et faciliter le retour à leur lieu d’hivernage.

Les critiques ne se sont pas fait attendre de la part de l’Association animaliste Paris Animaux Zoopolis  (PAZ) par la voix de sa présidente qui se dit « scandalisée  pour ces aides » et ce soutien du gouvernement « sous couvert de bien être animal » et du président de la SPA pour que « ça reste une mesure d’urgence » et « de vraiment se poser la question des animaux dans les cirques ».

On a pas fini d’en entendre parler !

Source: Communiqué de presse gouvernement du 17 avril 2020 , Tweet Gerard Darmanin, Article Huffington post Jacques Charles Fombonne (SPA)et Amandine Sanvisens (PAZ)

2020-04-18_bdc_MV

LE SAUT DE LA MORT

Un numéro qui a marqué l’histoire de la voltige aérienne, a été imaginé, dans les années 1930, par  deux intrépides artistes, Charlie Gérardin et Stéphane Hégedus, « Les Clérans« . Ce numéro fait partie des légendes du cirque. Travaillant sans filet, Charlie et Stéphane présentaient un impressionnant « saut de la mort ». Malheureusement, le numéro portait bien son nom, par deux fois, il emporta ses créateurs.

En 1946 à Paris, au Gaumont palace, le voltigeur Charlie Gérardin s’écrasa sur la scène. Que s’était il passé? Un faux mouvement, un muscle froid qui lâche? On ne le saura jamais, il a suffit d’une fraction de seconde. L’enquête conclua à un malaise!

En 1952 à Chicago, le rêve Américain des artistes européens, le porteur Stéphane Hégedus se tue, lors de la descente, suite à la rupture de sa corde. Entre ces deux dates dramatique, Stéphane Hégedus, présenta le numéro avec deux autres voltigeurs, Léo Dina et René Martini.

Après ces tragédies, Madame Hégedus, la femme du porteur, rechercha deux autres artistes pour reprendre le numéro. Roland Rebourg et Romano Gritti, « Les archanges du ciel« , le reproduiront à l’identique.

Parmi les artistes qui leurs succédèrent, n’oublions pas, Daniel Vatan et Gérard Hégedus, le fils de Stéphane qui permirent à plusieurs générations, de voir et admirer l’un des plus fantastiques numéro aérien de toute l’histoire du cirque.

Source: Remerciements à Christian Laurent

2020-04-16_bdc_MV

SAUVER LES ANIMAUX DU CIRQUE

« Les agriculteurs de la région (environs d’Itterbeck – Nordhorn – Emsland aux Pays Bas) se mobilisent pour soutenir le Circus Renz International dans cette période de pandémie et de confinement. Bravo à ces personnes  véritablement soucieuses du bien-être animalier pour leur aide précieuse aux circassiens.
On ne peut pas en dire autant des professionnels des associations se réclamant du bien-être et des droits des animaux et de leurs militants qui brillent par leur absence et leur indifférence au sort des animaux  qu’ils prétendent défendre.
On voit bien qu’en fait, ils sont devenus des véritables professionnels de l’aspiration des dons des particuliers et autres gogos qui les entretiennent grassement, croyant faussement aider et être utiles aux animaux présents dans les cirques. Ce sont les idiots utiles de l’activisme animaliste qui se moque totalement du sort des animaux qu’il prétend défendre dans sa sinistre et mensongère propagande anti-cirque.
Il aura suffit d’une pandémie et d’un confinement obligatoire pour que la vérité explose et que le masque tombe ! »
On peut comprendre cette vive réaction de la part des professionnels du cirque qui vivent au quotidien avec les animaux qu’ils élèvent.
Et félicitations aux agriculteurs solidaires.
Source: Communiqué du Circus renz international

2020-04-16_bdc_MV

MAIRES SOUS PRESSION

L’Association des Cirques de Famillesmet les pendules a l’heure, là où, les Maires ne savent plus à quel saint se vouer. (Joyeuses Pâques)

Les professions circassiennes sont strictement réglementées, notamment par l’arrêté ministériel du 18 mars 2011 qui fixe les conditions de détention et d’utilisation des animaux non domestiques dans les établissements itinérants. Aucun texte réglementaire interdit l’installation de ces établissements dans les communes.

Des groupuscules animalistes, souvent portés par des idéologies extrémistes, prétendent que 350 communes sur 35 000 en France (1%) auraient interdit l’installation de ces établissements sur leur commune et font pression sur les Maires pour présenter aux conseils municipaux des vœux ou des décisions d’interdiction d’installation des cirques avec animaux dit sauvage.

L’association des cirques de France entame systématiquement des mises en demeure ou des instructions devant les Tribunaux Administratifs. Les vœux restent à l’état de vœux et ne peuvent interdire l’installation de ces établissements . Quant aux recours contentieux, ils se soldent toujours par une annulation, soit par le Préfet, soit par les Tribunaux,car, hors la Loi. Il reste, environ 28 communes en attente de délibéré. On peut se douter de l’issu du contentieux.

Personne ne peut ignorer la Loi

Source: Association des Cirques de Familles

2020-04-12_bdc_MV

BALADE EN FORÊT EQUATORIALE

Le dôme tropical du zoo-parc de Beauval recrée l’atmosphère chaude et humide des forêts équatoriales de l’Afrique, l’Amérique du sud, de Madagascar, des Sechelles ou d’Indonésie. Une balade de  2 heures est nécessaire pour en faire le tour, toute l’année. L’édifice en forme de dôme est édifiant: grand comme un stade de football et haut comme un immeuble de 10 étages.

Une vingtaine de bassins et d’aquariums permet d’approcher plus de 800 espèces dont certaines uniques en France. C’est une véritable découverte de la biodiversité et de la vie animale dans des espaces adaptés à  leur milieu naturel et leur bien être.

La proximité des lamentins des Caraïbes, anacondas, hippopotames pygmées, tortues géantes, loutres, saïmiris et autres petits singes ou oiseaux multicolores nous fait rêver à des voyages lointains.

Le zoo-parc participe à la conservation des espèces menacées et à la protection de la biodiversité avec une cinquantaine de programme de conservation soutenus à travers le monde pour un investissement d’un montant d’un million d’euros par an.

Alors,bienvenue aux explorateurs amateurs. 

Source: communication Zoo-parc de Beauval

2020-03-24_bdc_MV

CORONA CIRCUS

Quel cirque ! Qui eût cru en novembre dernier qu’un virus en Chine, ressemblant à une grippe, allait envahir le monde (Covid 19). Même les scientifiques et les médecins n’y croyaient pas. Le retournement de situation est dramatique, touchant la vie de chacun, les relations amicales et professionnelles et entraînant des conséquences économiques imprévisibles et probablement durables.

Cirque Pipo

Les spectacles vivants déjà en difficulté s’en prennent une couche de plus. Après les fermetures de grandes enseignes du cirque, les décisions de confinement des populations et l’annulation de toutes les formes de spectacle mettent à mal les efforts de survie de la profession.

En Europe la plupart des cirques ont rejoint leur base et ceux qui sont itinérants sont immobilisés sur les places et parkings de la dernière ville étape. Les artistes sont au chômage ou sans travail et les animaux sont un souci quotidien pour assurer leur protection.

La Fédération Mondiale du Cirque annule la célébration du 18 avril pour la Journée Mondiale du Cirque. Report probable à l’automne.

Nous avons confiance à la capacité de rebondir des professionnels du cirque face aux coups durs. Les membres du Club du Cirque ne peuvent que soutenir vos actions et continueront à venir vous applaudir avec encore plus de ferveur lors de la sortie de cette épreuve qui nous touche tous au plus profond de nous mêmes.

Que vive le cirque !

2020-03-24_bdc_MV

UNESCO PARCOURS DU COMBATTANT

En 2003, l’approche du contenu du patrimoine culturel de l’UNESCO a été modifiée permettant à la Fédération Mondiale du Cirque d’en saisir l’opportunité et de lancer son « projet UNESCO ». Le projet vise à garantir l’inscription des arts du cirque sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.(PCI)

Grâce au travail et aux activités de lobbying de l’Association Européenne du Cirque , le Parlement européen a approuvé la résolution en 2005, déclarant les arts du cirque traditionnels comme éléments essentiels de la culture européenne.

Cette reconnaissance du cirque comme forme d’art a accéléré la réflexion au niveau national de plusieurs pays. Les Pays-Bas, la Finlande,la Chine ont inclus l’art du cirque dans leur PCI. Le Chili, le Mexique, la Belgique sont dans des processus de ratification en cours. La France a engagé la procédure de montage des dossiers.

Toute reconnaissance contribuera  à garantir au cirque traditionnel que nous aimons, une entité vitale pour les années à venir, tout en soutenant les compagnies de cirque contemporaines émergentes,les artistes et les troupes.

Pour aboutir, la communauté du cirque doit avoir le soutien politique et financier de chaque pays demandeur. C’est un processus long et compliqué qui prend du temps.

Patience !

2020-03-06_bdc_MV

LA GRANDE FAMILLE DU CIRQUE

Un soir de 1945, au Cirque d’Hiver, Rhum (Enrico Sprocani), célèbre auguste, disait à son partenaire Pipo (Pipo Sosman), clown blanc non moins célèbre :
  • Tu parles anglais, toi ?
  • Oui, je parle anglais.
  • Alors tu es Anglais ?
  • Non, je ne suis pas anglais, mais mes parents étaient Anglais.
  • Alors, tu es Français ?
  • Non, je suis Belge.
  • Ah ! Pourquoi ?
  • Parce que je suis né en Belgique.
  • Alors, tu es Belge parce que tu es né en Belgique, mais tes parents étaient Anglais, et tu travailles en France, qu’est-ce que ça veut dire tout ça ?…
Ainsi, le cirque, art universel, est cosmopolite par excellence. Le cirque est international. Les artistes ne connaissent ni les frontières, ni la barrière du langage.
Plus qu’une profession, être artiste de cirque, c’est d’abord appartenir à la grande famille du cirque.
Source texte et photo : magazine « Regards », numéro 21, 15 novembre 1945.
2020-03-29_bdc_JLB

UN CIRQUE EST NE AU FESTIVAL D’ABIDJAN

Le gouvernement de Côte d’Ivoire a donné carte blanche pour créer un cirque national ivoirien.  Le ministre de la Culture, Bandama Maurice, a attribué le théâtre-café de Treichville pour la formation et l’entrainement des artistes ainsi que pour  le stockage du matériel. Pour consolider le projet, l’Etat de Côte d’Ivoire a même octroyé un financement pour la formation des jeunes ivoiriens aux arts du cirque.

Pour le responsable du cirque, Gerges Monboye, le Cirque National de Côte d’Ivoire est maintenant une réalité. Il a pu se produire au Festival du Cirque d’Abidjan, le 7 mars 2020, au sein de l’Institut Français du Plateau. Les numéros composés par de jeunes ivoiriens a médusé le public pendant une heure de temps et fait naître l’idée d’organiser une tournée en Côte d’Ivoire.

Le public est reparti avec des performances plein les yeux et des pépites dans les cœurs.

Un bon début à suivre.

2020-03-10_bdc_MV

TIGRE BLANC EN DISPARITION

Rarissime, le tigre blanc doit son apparence à une mutation génétique naturelle du tigre du Bengale. Originaire du nord de l’Inde, il n’a pas été vu à l’état sauvage depuis les années cinquante, selon les spécialistes, le dernier individu capturé en 1951, Mohan, est devenu l’ancêtre de la plupart des tigres captifs.

On ne connait pas de robe entièrement blanche mais certains peuvent avoir une coloration très pâle qui peuvent faire illusion. De même pour le tigre noir qui serait dû à un élargissement des rayures qui se rejoignent totalement sur la tête et le dos.

Les Tigres sont plus généralement une espèce classée « en danger » par l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui estime aujourd’hui leur nombre à 3.800 sur la planète contre 100.000 il y a un siècle, la majorité vivant en Inde.

Tigres blancs au zoo d’Amnéville_janvier 2020

Le 5 janvier dernier, trois tigres blancs sont nés au Zoo d’AmnévillePortés pendant 110 jours par leur mère Orissa, née au zoo de Beauval et arrivée à Amnéville en 2007.

Les nouveau-nés sont deux petits mâles baptisés Aran et Hyun, et une femelle baptisée Fouyou. Leur père, Kantaji, est arrivé à Amnéville en 2008 depuis le Elmvale Jungle Zoo au Canada. 

 Le Dr Alexis Maillot, vétérinaire du Zoo, est confiant sur l’évolution de la portée, ils sont nourris par la maman et se portent bien. Le mâle ne participe pas à l’éducation des petits dans la nature, ils ne seront mis en présence de leur père qu’après leur sevrage, à l’âge de 2 à 3 mois. 

Seul préservation de l’espèce les cirques et les zoos.

Source: Zoo d’Amnéville

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HONNEUR AUX VOLANTS

Jules Léotard, gymnaste toulousain, invente le trapèze volant de bâton à bâton en 1859. Depuis la discipline de voltige aérienne au cirque à beaucoup évolué. La rattrape de bâton à porteur permet de multiples figures telles le quadruple saut périlleux, le porteur étant situé en contrebas du trapèze du voltigeur, de même, les trapèzes croisés se prêtent à de véritable ballets aériens où les corps échappent à la pesanteur donnant l’impression de voler.

Le 10 juin 1982 à Tucson (Texas), Miguel Vasquez réussit le premier quadruple saut périlleux en public et devient la référence et le modèle de nombreux voltigeurs. Plusieurs troupes ont marqué la voltige au cirque comme les Marilee Flyers ou les Flying Osler Del Cane dans les années 1970. Mais aujourd’hui ceux qui ont donné le grand frisson au 44e Festival International du Cirque de Monte-Carlo sont les Flaying Tuniziani, probablement les meilleurs du moment.

FLYING TUNIZIANI_Trapéze volant_Festival international du cirque de Monte-Carlo 2020

La troupe est composée des frères Tuniziani (Ammed, Dandino, Gamal), Justin Chodkowski, Renato Fernandez et des voltigeuses Estefania, April,Kate et Marcela.La troupe présente sa performance en double ligne enchaînant les prises de risque et la recherche de l’exploit. Les voltigeuses tournent un double saut périlleux en planche avec pirouette.  Ammed Tuniziani, vedette de la troupe avec son frère Dandino comme porteur, réalise  un triple saut périlleux carpé avec une double pirouette et demie au retour au porteur (performance appelée à tort triple pirouette mais très rarement exécutée depuis vingt ans) et le légendaire quadruple saut périlleux. Renato Fernandez un double saut périlleux et demi avec double pirouette rattrapé par les pieds (NB : dès qu’on parle de demi on parle de rattrape par les pieds).

Encore subjugué par ce ballet aérien, la chute dans le filet à la fin de ces voltiges nous fait mesurer les risques et la fragilité des hommes toujours soumis à l’attraction terrestre. L’exploit et le mérite sont d’autant plus grands.

Standing ovation

Sources: Photo et communication service presse du Festival international du cirque de Monte-Carlo et remerciements à Christian Hamel pour les précisions techniques. 

2020-01-26_bdc_MV

LES K’HO EN TOURNÉE

Le très distingué Grand Théâtre de Provence d’Aix en Provence a accueilli le cirque du Vietnam, le premier weekend de janvier. Affichant complet pour ses deux représentations, ce nouveau spectacle baptisé Teh Dar, « tourner en rond autour d’un feu » en langue K’ho (ethnie minoritaire) nous emmène vers les hauts plateaux du Vietnam.

Le cirque vietnamien avait déjà créé l’événement en France, en 2011 et 2016, avec Làng Tôi et A O Làng Phô. Tuan Le, le metteur en scène de ce nouveau  spectacle  est le seul acrobate du pays a avoir rejoint le cirque du soleil.

Teh Dar_Aix en Provence 2020_ Grégory Vignier

Teh Dar, c’est avant tout un récit nostalgique de l’homme avec la nature, de croyances, de symboles et de mystères. C’est l’histoire d’un amour impossible entre deux jeunes originaires de deux ethnies différentes.

Durant une heure, on assiste à une succession de tableaux magnifiquement chorégraphiés. Quinze acrobates et cinq musiciens transmettent avec une passion communicative l’histoire de leur peuple. Le cirque ethnique est ici parfaitement illustré, avec un mélange d’acrobaties sur d’immenses mâts en bambous, ou de jongleries millimétrées rebondissant sur des percussions vietnamiennes.

Les portés et le numéro de contorsion sont sublimés grâce aux talentueux musiciens, indissociables de la performance esthétique. Car c’est véritablement cette conjugaison d’orchestration parfaite et de scénographie poétique qui séduit et transporte le spectateur. Le collectif est indéniablement la source du succès du cirque vietnamien.

Près de la moitié des tableaux présentés sont exclusivement esthétiques ou musicaux, avec des rythmes lents où  les plus jeunes spectateurs peuvent montrer parfois quelques signes d’impatience dans les tribunes. Une singularité à prendre en compte afin de ne pas repartir un peu frustré par ce rythme inégal,  d’autant que les nombreux chants et symboles sont difficilement compréhensibles pour les non vietnamophiles.

Une invitation ouverte à découvrir ce pays aux légendes ancestrales.

Source: Spectacle du 04 janvier. Remerciement à Gregory Vignier.

2020-01-12_bdc_GV

ITINÉRANCE DES CIRQUES DE FAMILLE

La Direction Générale de de la Création Artistique (DGCA) propose aux cirques de famille une participation financière pour favoriser l’itinérance.

L’aide prend en compte le coût du montage et démontage, les frais d’approche (fioul,autoroutes…), coût de maintien courant du matériel et le salaire de la main d’œuvre nécessaire à l’itinérance du chapiteau. Le respect de la réglementation en vigueur liée  à la sécurité du chapiteau et de la présence des animaux est exigé.

Il faut résider en France, avoir l’expérience de la gestion d’un chapiteau de 500 places depuis deux ans, effectuer 50 représentations d’un ou plusieurs spectacles pour la durée d’une saison de 12 mois et attacher une attention particulière aux zones défavorisées, aux territoires ruraux et aux petites villes.

Information auprès de Lara Goussebaille, chargée de mission cirque,arts de la rue, marionnette lara.goussebaille@culture.gouv.fr ou 01 40 15 88 52

Source: Direction Générale de la Création Artistique

2020-02-10_bdc_MV

UN NOUVEAU DÉPART

Fondé en 1986 par Michel Louis et Jean-Marc Vichard, le Parc Zoologique dAmnéville est le 2ème zoo français de par l’importance de sa collection (près de 2000 animaux originaires des 5 continents) et la qualité de ses installations qui s’étendent sur plus de 18 hectares. Fort d’une fréquentation qui a dépassé les 600.000 visiteurs par an, le Zoo a pour ambition de dynamiser le rayonnement économique et touristique en Moselle et dans la Région Grand-est, en lien avec les acteurs locaux. 

Parc Animalier d’Amnéville

Le Parc Zoologique participe à la conservation d’espèces vulnérables et d’espèces en danger de disparition selon la Liste Rouge de l’IUCN (International Union for Conservation of Nature) et selon la Convention de Washgington (CITES, Règlement CE) avec plus de 200 naissances d’espèces rares au cours des trois dernières années, dont notamment 1 mandrill, 1 orang-outang de Sumatra, 4 lions dAfrique du Sud, 11 loups blancs de l’Arctique, 1 fourmilier géant, 3 rhinocéros, 1 hippopotame amphibie, 1 tapir, 8 manchots de Humboldt, 6 grues demoiselles, 1 calao terrestre, 4 pythons royaux, 10 boas arcenciel, 1 tortue géante rayonnée de Madagascar. Ces naissances témoignent du suivi et du bon traitement des animaux. 

Un accord de participation avec Prudencia capital permet d’assurer la pérennité du parc zoologique d’Amnéville. « C’est un nouveau départ pour une des plus belles collections animalières d’Europe, regroupée dans des infrastructures de grande qualité et encadrée par un personnel hautement compétent. Notre objectif est de positionner ce parc parmi les plus visités d’Europe en valorisant son rayonnement, sa réputation et sa fréquentation. Notre philosophie reste celle de ses fondateurs, la protection d’espèces magnifiques évoluant en totale harmonie dans un environnement préservé » fait valoir Dominik Zwerger, Directeur Général de Prudentia Capital.

Source: Communiqué de presse Prudencia capital-Parc zoologique d’Amnéville

2020-01-03_bdc_MV

 

PAROLE DE VETERINAIRE

Peut-on affirmer qu’un animal est plus heureux dans la nature?

Florence Ollivet-Courtois, vétérinaire spécialiste de la faune sauvage

« La nature n’est pas si respectueuse du bien-être animal qu’on ne le pense. En effet si les animaux ont une chance d’assumer leurs choix, et d’évoluer dans des environnements stimulants, ils le font rarement longtemps car les besoins physiologiques et de sécurité ne sont plus remplis : prédateurs, désertification à cause de l’élevage intensif, manque d’eau, de nourriture, destruction des territoires pour faire des routes, de cultures, braconnage, trafic, victimes de guerres et des catastrophes naturelles ( inondations, incendies…), on a là toutes les causes réunies de la disparition des espèces menacées.”

“On sait bien que le milieu naturel est une fable, pas une issue pour la plupart des animaux captifs. Les fauves des cirques n’ont jamais connu cette terre promise, ni même les 10 générations qui les précèdent. Leur système immunitaire, leur comportement, leur génétique ne savent rien de leur pays d’origine.”

“Le zoo ou le cirque, lieu de captivité, entraîne une érosion de ce qui relève de l’autonomie, de la possibilité de faire des choix et d’évoluer dans des environnements stimulants pour y adopter des comportements naturels. » Le développement est certes limité.

En revanche en captivité on prend garde d’assurer les besoins physiologiques et la sécurité bien que les relations sociales soient sensiblement altéré.” On améliore ce déficit par “l’enrichissement des milieux et le conditionnement opérant par renforcement positif.”

“Dans un monde idéal les animaux vivent leur vie dans la nature et c’est là leur place même si sa sauvagerie semble cruelle. Mais dans notre monde, même les réserves naturelles doivent  être  clôturées « pour protéger les animaux, et donc maîtriser la chaîne alimentaire en introduisant les modes de gestion de la captivité. La nature n’est plus la nature libre et intacte.”

En captivité et en cirque en particulier l’action de protection animale devrait passer par l’analyse pragmatique et non dogmatique des pratiques pour les changer si besoin et éduquer en conséquence.” 

Il faut cesser de manipuler l’opinion publique, “c’est par la connaissance que les bienfaits pour les animaux seront immédiats et durables car les animaux seront hébergés par des personnes formées, expérimentées, sensibles et le modèle économique des établissements qui les accueillent sera stable.”

« Apprendre pour mieux aimer et mieux protéger »

Source: Extraits interview de Madame Florence Ollivet-Courtois, vétérinaire spécialiste de la faune sauvage.

2020-01-04_bdc_MV