Brèves de cirque

Comme les brèves de comptoirs, le cirque a ses histoire, ses peines, ses amours, ses infos. Les « brèves de cirque » parfois amusantes, parfois tristes ou solennelles , nous font pénétrer dans le monde du cirque, attachant et mystérieux, par le petit bout de la lorgnette.
Les « brèves de cirque » suivent le fil de l’actualité sans a priori et sans parti pris, elles constituent un lien amical entre les passionnés et les professionnels.
Surtout, ne vous privez pas de partager votre récolte d’anecdotes, d’infos, d’histoires de cirque…en les envoyant sur le lien CONTACT.

DANS LA CAGE…UNE FOIS

A Nuremberg, en décembre 1819, la ménagerie foraine Van Aken fait entrer dans une cage, pour la première fois,un homme et un tigre: Henri Martin et son tigre Atyr.

C’est le début des spectacles de dressage de fauves. En 1831, les frères Franconi créent au Cirque Olympique de Paris, la grande pantomime des Lions de Mysore.

Pour ce spectacle, ils engagent Henri Martin avec son tigre Atyr et ses lions Néron et Cobourg. La présentation se fait sur une scène protégée par un grillage.

La cage centrale, dite « cage théâtre »  est utilisée en 1866 pour les présentations d’animaux de ménagerie de François Bidel : félins, singes, caïmans et boas constrictors. A partir de 1871, le dompteur F. Bidel fait simplement se déplacer les fauves dans la cage et se distingue par son travail en férocité, obtenant des fauves force grognements et rugissements.

Le Cirque Carl Hagenbeck, fondé à Hambourg le 4 avril 1887 sous le nom de  Cirque International et Caravane Cingalaise, a voyagé dans le monde entier, avec une ménagerie importante, en complétant ses représentations par des exhibitions zoologiques et ethnologiques.

Les frères  Carl et Wilhelm Hagenbeck rénovèrent le métier de dompteur en présentant les fauves sur la piste de cirque de 13m, entourée de grilles métalliques, dite «cage arène », pouvant être démontées et transportées au gré des spectacles. Ils se  distinguent en présentant des grands groupes de fauves dressés selon leur méthode de dressage en douceur, dés 1888.

Le 20e siècle ouvre la voie à l’imagination des dresseurs par le nombre d’animaux dans la cage comme la horde de vingt-deux lions de Wolgang Hozmaïr aux embrassades sur la bouche des tigres de Viktor Saulevitch.

Le dressage de fauves au cirque, une tradition plus qu’une histoire.

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VIVRE UNE PARADE DE CIRQUE

Pour engager le public à venir  visiter les ménageries, des bonimenteurs installés devant la façade de l’établissement haranguaient le public. Puis la présentation est sortie dans les rues avec  défilés de saltimbanques et d’animaux. A partir du XXe siècle, les parades de cirque s’enrichissent de chars flamboyants et de troupeaux d’animaux exotiques.

Les frères Ringling aux Etats Unis qui rachetèrent le cirque Barnum & Bailey en 1919, constituèrent le plus grand chapiteau du monde : le Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus : The Greatest Show on Earth. Le cirque se déplaçant en train, les troupeaux d’animaux traversait les villes de la gare aux installations du chapiteau. Progressivement ces déambulations devinrent des parades spectaculaires parcouraient les villes étapes, de façon très  démonstrative.

Parade avec char et éléphants_Darlene Williams Bostock

« Quelque chose que vous ne reverrez jamais au Rose Bowl ou ailleurs.  Nous étions le dernier char de la parade.  Mon père était si fier.  Mon père m’a mis devant pour marcher avec le défenseur*Joe. Vous pouvez me voir sur cette photo à côté de Joe.  Mon père était de l’autre côté avec Sue.  Quatre des éléphants de mon père étaient dans cette parade.  Nous avons probablement eu cinq éléphants mâles dans le défilé.  Le plus dur était de les empêcher de manger les couvertures de fleurs (sur leur dos).  Qui peut blâmer un éléphant?  Après tout, ils portaient de la nourriture.  Un si grand souvenir d’un moment spécial passé avec mon père » témoigne Darlene Williams Bostock.

Rien n’empêche de rêver.

*Eléphant avec  défenses

Source: FB Darlene williams Bostock.

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PETIT MENSONGE, GRANDES CONSÉQUENCES

La prise de décision d’interdiction des animaux dans les cirques en voulant renforcer la protection animale est avant tout une atteinte à  l’ Humanité. Le changement de philosophie qu’elle entraîne en donnant des droits aux animaux – comme aux hommes – crée une confusion entre l’humain et l’animal. Seul les nazis avaient institué et appliqué cette philosophie naturaliste, par idéologie, déterminant des droits et non droits à des « espèces pures et impures ».

Ce que doit protéger un ministre c’est d’abord l’Humanité. Lorsque qu’une loi est dictée par idéologie et non fondée sur la raison, elle ne peut être que douteuse.

CARMEN ZANDER, dompteur
Monte-Carlo,2018
inconnu

La réglementation en matière de protection animale existe et a bien avancé dans les établissements itinérants et les zoos. Reste à la faire respecter et sanctionner les déviants. Dire que les animaux sont maltraités dans les cirques, alors que toutes les études vétérinaires sérieuses prouvent le contraire, est un mensonge.

Maintenant si cette décision est  appliquée sans discernement que deviendront les animaux choyés par leurs détenteurs et fortement attachés par des liens affectifs forts. Doit on s’attendre comme au Mexique à laisser ces animaux mourir de solitude, à les abattre car trop nombreux à placer dans des sanctuaires ou à les envoyer dans des parcs dédiés à la chasse ?

Quand l’idéologie prend le pas sur la raison, on peut craindre pour notre Démocratie et nos Libertés.

Source: texte de michel vignier Facebook

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INDIGNATION

Madame la Ministre de la transition écologique et solidaire sur la présence des espèces animales non domestiques dans les cirques itinérants, et de la proposition de loi N°3293 du 25 août 2020 de Monsieur Villani intitulée « Interdiction de pratiques génératrices de souffrances chez les animaux et d’amélioration des conditions de vie de ces derniers » Ladite proposition a été adoptée par la Commission des lois des affaires économiques le 1er octobre 2020 et sera mise en débat public le jeudi 8 octobre prochain.

Nous avons jugé utile d’apporter un éclairage documenté à une discussion où le dogmatisme semble avoir pris le pas sur le débat scientifique et la connaissance réelle de la situation de façon évidente. Le texte pose d’emblée un rapport de causalité entre la notion de maltraitance et le séjour dans un cirque itinérant. Nous verrons que de nombreuses études scientifiques s’opposent à ces affirmations.

MIXTE FAUVES_Walter Mauenhofer avec 23 fauves en pyramide.

Interrogés lors des nombreuses réunions de travail organisées sur cette question, les représentants des services vétérinaires (DDPP) ont affirmé que les constatations de maltraitance au cirque sont rares, la plupart d’entre elles concernent des manquements administratifs ou formels. Le large écho médiatique donné par les ONG à ces rares constatations et son illustration par des vidéos à l’authenticité contestable contribuent à donner une image déformée de la situation.

Le terme « captivité » – du verbe latin capere qui signifie attraper – sous-entend que ces animaux ont été prélevés dans le milieu naturel. Ce n’est pas exact : il serait plus approprié d’utiliser le terme « né sous garde humaine » puisque depuis plus de 50 ans, aucun animal de cirque n’a été capturé à l’état sauvage.

Prétendre que les cirques ont été une cause de la disparition des espèces est un non-sens. On y reproduit depuis longtemps toutes sortes d’animaux, mais les animalistes considèrent que ces naissances ne contribuent pas à la conservation des espèces puisque les descendances ne correspondent pas aux critères de race pure. Ces prétentions eugéniques de sinistre mémoire ne peuvent qu’ inquiéter, elles ont généré de nombreuses euthanasies dans les zoos.

Georgika Kobann et sa panthère

Le texte introductif de la proposition exposé par Monsieur Villani appelle quelques remarques. Est-il sérieux lorsqu’il donne comme justificatif à ses propos l’évocation des ours traînés de ville en ville, pratique abandonnée depuis plus d’un siècle ? Ou de citer l’éléphant Maya pour laquelle le Tribunal Administratif de Bordeaux, s’appuyant sur l’avis des vétérinaires, avait, en 2017, débouté One Voice de sa demande de saisie. Cette association a, depuis, tenté de s’approprier l’initiative du transfert de Maya dans un Safari Park alors que cette action a été menée en concertation avec le propriétaire de l’animal par des personnes qualifiées.

Autre élément contestable : l’affirmation que le transport des animaux est préjudiciable à leur bien-être. Dans l’étude qu’elle mena en 1990 à la demande de la RSPCA britannique, le Docteur Kiley-Worthington expliquait qu’il y avait une différence entre un animal de cirque habitué à voyager et un animal d’élevage dont le seul voyage est celui qui le conduit à l’abattoir. Les mesures de stress effectuées à l’époque ne révélèrent aucune augmentation significative et celles plus récemment réalisées par le Professeur Birmelin de Fribourg n’ont pas relevé de différences entre les taux de cortisols (marqueurs de stress) d’animaux venant d’effectuer un parcours de plusieurs centaines de kilomètres et ceux mesurés sur des animaux de même race au Serengeti.

Le texte n’est guère disert sur la nature des études scientifiques réalisées à l’appui de ses exigences. Il cite néanmoins la Fédération Européenne des vétérinaires qui s’appuie principalement sur les travaux de Stephen Harris comme « Ethological needs and welfare of wilde animals in circuses » (2015) pour justifier l’insuffisance des conditions offertes aux animaux sauvages dans un cirque itinérant. L’auteur reconnaissait avoir mené ses recherches essentiellement dans des zoos et des laboratoires, mais très peu dans les cirques. Un autre rapport publié sous sa direction par Jo Dornin, une étudiante de premier cycle (« The welfare of wild animals in travelling circuses » 2016) a également utilisé lors des débats sur l’interdiction au Pays de Galles. Il est aussi utilisé par les associations animalistes pour justifier leurs thèses, mais plusieurs experts ont démontré la faiblesse de sa construction du fait du manque de connaissances concrètes sur l’entraînement des animaux et les conditions de leur séjour.

Il existe pourtant de nombreuse études objectives : celle diligentée par le Ministère de l’agriculture Britannique (« Wild animals in traveling circuses october » 2007n Radford Report) qui concluait qu’en l’absence de preuves de maltraitance des animaux sauvages au cirque, la mise en place de mesures plus coercitives relevait seulement de l’action politique. Avis partagé par la Chambre des Lords en réponse à une consultation du premier ministre Cameron. Aux Pays- Bas, « Frames and Ambivalence in Context : An Analysis of Hands-On Experts’ Perception of the Welfare of Animals in Traveling Circuses in The Netherlands » de J. Nijland, Noelle Arts et Reint Jan Rene (2010) interrogeait subtilement non pas sur la réalité des mauvais traitements induits par le séjour dans un cirque itinérant, mais à quel niveau on situait le niveau de bien-être exigible.

C’est là le point le plus important du débat : savoir où placer le curseur du bien-être !

Citons enfin les nombreux travaux de Ted Friends et Christian H.Nevill à l’Université du Texas sur les stéréotypes et le transport des tigres et des éléphants de cirque. En France, le Syndicat National des Vétérinaires d’Exercice Libéral (SNVEL) a répondu clairement à une interrogation des associations qu’il ne partageait pas sa démarche visant à aboutir à une interdiction de toute présence animale au cirque.

Lors des débats de la Commission, un intervenant a, à juste titre, déclaré qu’il lui paraissait impossible de statuer sereinement et en toute connaissance de cause sur les sujets proposés. Le niveau des débats confirme ces propos, il restitue les poncifs habituels et les affirmations non justifiées issues de la propagande animaliste. On y relève de nombreuses inexactitudes comme celles concernant le nombre des pays ayant prononcé des interdictions à l’égard des animaux sauvages : si le Benelux a prononcé une interdiction, l’Italie n’a pas encore concrétisé ses propositions de transition concertée et, si la Catalogne a pris une position radicale envers tous les animaux, l’Espagne n’a rien décidé, pas plus que l’Allemagne et la Suisse.

Cirque Zavatta Douchet

D’autres pays repris sur les listes, comme Malte, la Grèce, la Slovénie, la Croatie ou la Serbie n’ont aucune tradition de dressage d’animaux sauvages et les interdictions n’emportent aucun effet. Les pays scandinaves avaient, dès 1960, interdit la présentation de fauves et de grands mammifères sauvages. Quant aux 4 000 communes qui auraient interdit les animaux sauvages, elles n’existent que dans l’imagination des opposants : seulement une quarantaine d’arrêtés d’interdiction subsistent et ils sont sujet à annulation. Mais, au fond, que signifient 4 000 communes sur les 35 000 que compte notre pays !

Sur les accompagnements envisagés, les questions sont nombreuses : les 8 millions d’euros annoncés ne représentent qu’une infime partie de la compensation qui pourrait être apportée aux directeurs de cirques. L’idée de remettre les animaux saisis à des associations de protection animale est une utopie si on évoque les affaires de maltraitance constatées dans les sanctuaires ou les refuges. L’exemple récent du zoo de Pont-Scorff en est la preuve évidente. Les instigateurs du texte de loi se gardent bien d’évoquer dans sa totalité le texte de la déclaration de la FVE qui n’hésite pas à envisager l’euthanasie des animaux saisis qui ne trouveraient pas de places : plutôt un animal mort que vivant au cirque. Le dogmatisme est ici clairement exprimé.

Le cirque a été créé autour du cheval et son créateur Philip Astley eut l’intelligence d’y associer des clowns, des acrobates et d’autres animaux sauvages. Le cirque est le premier spectacle vivant qui associe l’homme et l’animal dans une démarche de création artistique. L’idée d’un cirque humain – qui existe effectivement et que nous apprécions – ne peut être une solution à la transition, quand on sait que l’exemple le plus évident, celui du Cirque du Soleil, a déposé son bilan et licencié 4 000 employés, que l’excellent Cirque Plume met un terme à son activité faute de repreneur et que le cirque contemporain français ne survit que grâce à la perfusion de l’argent public.

Les gens de cirque n’ont pas attendu que des savants leur révèlent que l’animal est un être sensible. Leur cohabitation permanente avec leurs protégés, les soins et l’apprentissage le leur ont appris depuis très longtemps. Le vote de ce texte est de nature à mettre un terme à une culture qui débuta en 1819 lorsque le Marseillais Henri Martin réussit à s‘attirer la sympathie du tigre Atyr avec qui il présenta des exercices variés. Depuis, de nombreuses écoles se sont fait jour, développant des sensibilités artistiques différentes. Aujourd’hui, la sophistication des exercices comporte de nombreuses séquences où c’est l’animal, lui-même, qui a créé sa partie de programme. N’oublions pas que des compagnies de ballet, comme celle de Luc Petton, associent à leurs danseurs des animaux non domestiques.

En juin 2019, lors de son discours de clôture des groupes de travail sur le bien-être animal, Monsieur De Rugy, alors Ministre de la Transition Écologique, annonçait que sa décision ne tiendrait pas compte des convictions philosophiques, mais suivrait l’avis des vétérinaires et des experts auxquels il demandait une étude in situ. Nous en sommes loin actuellement puisque les motivations de cette loi font appel à des théories philosophiques et que, parmi les signataires des actes de soutien, nombreux sont ceux dont les desseins finaux sont bien éloignés du bien-être des animaux de cirque.

Le préambule de notre constitution a affirmé solennellement que nul ne peut être lésé dans son travail ou son emploi en raison de ses opinions ou de ses croyances.

Opinions et croyances, c’est bien de cela qu’il s’agit et nous espérons que vous nous épargnerez un monde où le Petit Prince n’aura pas le droit d’apprivoiser le renard

Source: Courrier adressé aux Parlementaires par le club du cirque

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HONNEUR AU CIRQUE SUISSE

En mai, suite aux interdictions de rassemblement public décrétées par le Conseil Fédéral pour lutter contre la Covid, Fredy Knie fit part de la pire période de l’histoire du cirque. Une seule fois en 1919, le palck , à l’époque, dut fermer pendant 3 mois, du fait de la grippe espagnole.

Entre 800 et 2000 spectateurs, l’équilibre financier est difficile à assurer et le programme des tournées est à repenser. Beaucoup d’artistes sont des saisonniers ou des étrangers, employés pour les tournées pour lesquelles la demande de chômage partiel n’est pas acquise.

Cirque KNIE Zurich 2019

Le début de la tournée à dû être reporté en supprimant les spectacles en Suisse romande, pour limiter entre autre, le coût des déplacements. Fredy Knie a transmis sa reconnaissance aux artistes étrangers qui étaient restés en Suisse pendant la pandémie, donnant la possibilité de reconstruire un nouveau programme. De même, il s’est excusé auprès des spectateurs de Suisse romande.

Cela n’a pas empêché la Fondation pour la collaboration confédérale d’attribuer son prix du fédéralisme 2020 au Cirque national suisse Knie. L’entreprise familiale, déclare Pierre Alain Schnegg, membre de la fondation, « nous rapproche, tout comme elle rapproche nos régions depuis plus de 100 ans ». C’est la reconnaissance d’un symbole de cohésion nationale et d’esprit d’entrepreneuriat.

Géraldine Knie a reçu ce prix honorifique, lors du spectacle présenté à Bern, en présence de Pascal Broulis, Conseiller d’Etat vaudois.

Comme le Phénix, le cirque est capable de renaître de ces cendres.

Source: 24 heure suisse

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MANIFESTATION A BERLIN

Le 09 septembre 2020, prés de 15 000 personnes de l’industrie du spectacle se sont réunies sur l’Alexanderplatz pour défiler jusqu’à  la Porte de Brandebourg. Les artistes de cirque se sont joint à la manifestation.

Les revendications portent sur les contraintes  post-Covid qui paralysent le monde du spectacle en Allemagne, sans perspective de reprise normale et sans aides véritables depuis la mi-mars. Au-delà des spectacles annulés, c’est l’existence même des artistes qui est en jeu.

Pour démontrer le respect possible des mesures de précaution, la manifestation s’est déroulée en respectant les distances de sécurité, le port de masque et la mise à disposition de solution hydro-alcoolique.

Parmi les milliers de participants, de nombreux artistes connus ont apporté leur soutien par diffusion de messages vidéo et Herbert Grönemeyer*, invité surprise, a pris la parole pour exposer le problème, sur le devant de la scène.

« Notre industrie vit de la diversité, du cœur, de l’âme et de la passion… tout cela sera perdu lorsque nous tous aurons tout perdu! »

*auteur compositeur interprète allemand

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Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

BON ANNIVERSAIRE LYUDMILA

Lyudmila Alekseevna Shevchenko, née le 13 juillet 1945,  est une artiste de cirque ukrainien (entraîneuse de tigres et de lions, gymnaste aérien, acrobate) et réalisatrice artistique ayant reçu la distinction d’ Artiste du peuple de l’URSS.
 En 1967, elle est diplômée de GUTSEI avec un diplôme en gymnastique aérienne. En 1985 , elle est à l’Institut d’État des arts du théâtre, puis à Lunacharsky (GITIS) dans la spécialité « directeur de cirque et de théâtre » et réussira également un diplôme d’histoire de l’art.

Lyudmila Alekseevna Shevchenko_Ukraine

C’est en 1967 que Lyudmila est embauchée par le Soyouzgoscirk en tant qu’artiste formatrice d’animaux sauvages. Depuis 1968, elle entraîne les animaux dans les  attractions « Lions »,  « Lions et lionnes », « Lionnes et tigres », « Tigres cavaliers à cheval »et la présentation de « 18 lions et tigres dans une cage ».

Avec son mari V.Shevchenko, ils créent un spectacle avec dix lionnes  en présence de deux artistes exécutant des tours acrobatiques et des pas de danse  ,tout en ignorant les griffes et les crocs pointus.  Ces artistes ont pu  jouer en harmonie avec des lionnes comme avec de véritables chatons grâce à leurs nouvelles méthodes de formation  en douceur des animaux.
 Depuis 2010, elle est Directrice en chef du Cirque national d’Ukraine.  Après la mort de son mari, elle occupe, à partir d’octobre 2012, le poste de directrice générale et directrice artistique du cirque national d’Ukraine.
 Lyudmila Shevchenko est une partisane du cirque classique, qui, selon elle, « doit constituer la base des programmes de cirque.  Le cirque ce sont des acrobates, des gymnastes, des jongleurs, des numéros de magie et des animaux sauvages et domestiques. »
 Lyudmila Shevchenko soutient avec conviction les méthodes d’entraînement en douceur des animaux, introduites pour la première fois par V. Durov.  La méthode d’incitation consiste à encourager l’animal dans le processus de formation, par la prise de récompenses alimentaires à chaque tour réussi et en rejetant toute actions douloureuses ou utilisation de la force physique.
 « C’est bien le pelotage que je préfère »  et bon anniversaire

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MEDIA EN ROUGE ET NOIR

C’est un fait : les petits cirque de famille semblent avoir retrouvé un certain crédit auprès des journalistes de la presse quotidienne régionale.
En effet, lire en titre dans « La Voix du Nord » du 17 septembre 2020, que « le cirque de France va émerveiller les enfants jusqu’à dimanche » fait assurément plaisir. Long article, trois belles photos. Le journaliste , Nello Benedetti, ne tarit pas d’éloges. Ce cirque de France, c’est celui de Jacques Dubois et de sa famille, originaire de Valenciennes, septième génération de banquistes.

Cirque de France_Arras_2019.

Même si le patron a dû réduire la jauge de son chapiteau de 300 à 200 places, pour les raisons qu’on connaît, il offre un spectacle d’une heure trente qui ravit les spectateurs. Le journaliste se plaît à décrire les numéros, dont le charme tient beaucoup à la jeunesse des artistes.

Ainsi défilent sur la piste : Miss Hannoï (trapèze et hula-hoop), Elsy et ses chats, les soeurs Anderson (contorsion), les animaux présentés par Jacques Dubois (cheval, poneys, lama, boa), les clowns Patoche et Chocolat et la magie. Point d’orgue du spectacle : l’apparition au final de « La Reine des neiges ».
Bref, du bon cirque et une entreprise sérieuse. Le Cirque de France ne nous est d’ailleurs pas inconnu, puisque Jacques alias Nick Dubois accueillit l’Assemblée Générale du Club du Cirque en 2015, lors de la journée du samedi à Lens.
Hélas, on doit dénoncer la démagogie des vilains petits canards aux plumes acérées qui, tout de même, ne manquent pas. Quand trois individus s’alignent au bord d’un trottoir et que le journaliste de service voit en cela « une mobilisation des anti-spécistes », c’est de l’exagération outrancière. De même lorsque cette même catégorie de journalistes fait ses choux-gras d’un « lion famélique sauvé d’un cirque où il était maltraité depuis 15 ans »(?), une nuance s’imposerait certainement.
Une plume qui partage l’émotion, fait aimer la vie.
Sources : La Voix du Nord, Michel Palmer
2020-09-18_bdc_JLB

RENTRÉE  A L’ECOLE DU CIRQUE RUSSE

« Un cours expérimental sur la formation des directeurs de cirque lors de la nouvelle année académique sera lancé par le Cirque d’État russe sur la base du Russian Academy of Theatre Arts (GITIS)
Grâce au soutien du Cirque d’État russe, pour la première fois dans l’histoire de l’enseignement supérieur russe, des classes d’étudiants GITIS seront organisées conjointement avec des étudiants du M.N. Rumyantsev.
Le cours sera dirigé par des maîtres renommés, des représentants de différentes écoles et des tendances des arts du spectacle: directrice du cirque antique Elena Poldi, directrice en chef du cirque d’État russe Yuri Kvyatkovsky et chef du département d’art et de production du cirque d’État russe, diplômée du GITIS Timur Kaibzhanov.
Les étudiants du nouveau cours deviendront des témoins et des participants de nouveaux projets du Cirque d’État russe. Ils auront également l’opportunité de communiquer avec les directeurs de cirque et de théâtre d’actualité et de travailler régulièrement au Centre for Circus Art. »
Alors préparez votre candidature, on ira vous voir.
Source: Russian State Circus
2020-09-11_bdc_MV

LÉGENDE DU CIRQUE RUSSE

Maxime Kartov témoigne :

« Qui a ressenti ces sensations lorsque tu touches la légende ?

Un homme dont les performances ont élevé plusieurs générations, à la fois clowns et gens ordinaires. Le monde entier sait à quel point Oleg Popov était et reste une légende dans le monde du cirque.
Et nous voilà à côté de lui (Trio des clowns Without socks). Nous sortons sur la piste et, debout, nous applaudissons avec tout le public ,le légendaire « Sunny Clown ».
Sa lumière brûlera longtemps dans nos cœurs. »

Source: Témoignage émouvant de Maxim Karpov  (août 2020)

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CIRQUE MINIATURE SUISSE

Swissminiatur est le plus grand musée miniature en plein air de Suisse.  Depuis 1959, les monuments, le patrimoine et l’histoire des chemins de fer  Suisses sont reproduits dans leurs plus petits détails.

Pierre Vuigner, commerçant de Grimisuat, investit toutes ses économies dans un projet fou et réalise son rêve à Melide. Situé sur les rives du Lac de Lugano, le parc est entouré de grandes montagnes comme le Monte Generoso, le San Salvatore et le San Giorgio, ce dernier étant inscrit au Patrimoine naturel mondial de l’UNESCO.

Des méthodes traditionnelles et des processus innovants se combinent pour créer de véritables chefs-d’œuvre miniatures à la rare échelle de 1:25. Les modèles de trains, de funiculaires, de bateaux et de téléphériques agrémentent le site dans un environnement naturel et harmonieux.

Maquette cirque Knie 1970_Swissmi,iature_Melide

Les amateurs de maquettes de cirque ne manqueront pas  une reproduction du cirque KNIE des années 1970. Même si cette version peut paraître un peu  soft pour les puristes, elle nous ramène à nos souvenirs et nos rêves d’enfants.

Plusieurs services ne sont pas accessibles au public pendant la période de la Covid, la visite n’en est pas moins intéressante.

Petit Coucou à nos amis du cirque Suisse.

2020-08-15_bdc_MV

IMPATIENCE DU CIRQUE TRADITIONNEL

Le cirque traditionnel est à l’arrêt depuis 4 mois avec la fièvre de reprendre les spectacles au plus vite. Au moment où on parle de déconfinement, d’ouverture des plages, des parcs  d’animation et bientôt de la restauration, il vie comme une grave injustice cet oubli culturel.

Les idées et des propositions,  les artistes en ont et n’ont pas attendu pour les mettre en actions. Montrer que c’est possible de reprendre les spectacles dans les rues, sur les parvis des EHPAD, dans les espaces découverts en palc* ou dans les parcs d’animation. Renouer avec la tradition banquiste tout simplement.

Cirque Zavatta Douchet

Le cirque Zavatta, famille Douchet, ses artistes et ses animaux, ont présenté un spectacle spécialement pour  les résidents, aux balcons et dans la cour, d’un EHPAD à La Riche, en Indre-et-Loir.  Le rêve et  la magie du cirque étaient dans tous les yeux des résidents confinés et privés des visites de leurs familles.

Même problème dans le monde. Au Canada où le Cirque du Soleil a licencié la majorité des artistes, c’est dans les cités populaires qu’ils ont apporté l’art du cirque. « Les gens n’ont qu’à sortir sur leur balcon, regarder par leur fenêtre ou sortir en se tenant à distance pour nous voir, nous dit Francis Gadbois. Nous, on respecte les règles de distanciation physique, on veut juste faire sourire les gens, amener un peu de bonheur. Évidemment, entre les membres de chaque couple, il y a une proximité entendue, mais pas avec « l’autre » couple. Ils font de la jonglerie, du vélo acrobatique, du hula-hoop, des équilibres, de l’antipodisme, des acrobaties au sol, enfin, un peu de tout, formé dans la polyvalence. »

Les cogitations pour la phase 2  du déconfinement, en France, concernant les salles de spectacle et théatres accorderaient une jauge de moins de 5000 spectateurs pour une ouverture le 2 juin en zone verte et 22 juin en zone orange.

Espérons que les cirques profitent de cette annonce pour reprendre la route et sauver ce qu’il reste à sauver.

*Palc : spectacle de cirque sans chapiteau

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COVID-19 DEFI APRES « DEFI »

Le spectacle du Cirque d’Hiver Bouglione « Défi » s’est prématurément arrêté, une semaine avant la fin, du fait  des  mesures gouvernementales de confinement contre le covid-19.

Piste Cirque d’Hiver Bouglione

La troupe et l’équipe du cirque d’Hiver ont été privées de la « dernière » pour la première fois depuis 20 ans. Les  équipes de production, les Fratoches et les techniciens ont travaillé contre la montre pour procéder au démontage technique et au rapatriement des artistes.

Tous les artistes ont pu rejoindre leur pays. Les contrats avec lesquels ils auraient dû enchaîner étant annulés dans le monde entier, il a donc fallu modifier tous les billets de retour vers leur pays d’origine. Certains ont pris la route, et quelques-uns d’entre eux, ont fait de véritables périples, les fermetures des frontières créant d’énormes détours, sans compter les mesures de quarantaine imposées aux entrées de territoire de chaque pays.

L’équipe du cirque d’Hiver « espère, bien entendu, vous retrouver quand cette crise sera passée. Nous tenons à remercier tous les acteurs principaux pendant cette crise: du corps médical dans son ensemble, aux travailleurs essentiels du quotidien. Nous avons l’intention de partager avec vous dans les prochains jours, archives et nouvelles du cirque, n’hésitez pas à nous faire parvenir vos envies et suggestions »

Aujourd’hui, tous sont chez eux, l’équipe du Cirque d’Hiver ainsi que la famille Bouglione, en sécurité et en bonne santé.

Et surtout, restez chez vous…pour l’instant.

Source : Annonce FB Cirque d’Hiver Bouglione

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SORTIE DE PISTE BIENVEILLANTE

Qui mieux qu’un vrai dompteur, capacitaire et membre de la commission d’attribution des licences de capacité, peut assurer le bien-être des animaux sortis de la piste du cirque.

Après le décès de son épouse Arlette Gruss en 2006, Georgika Kobann (Georges Peurière), 77 ans, consacre une partie de sa vie à l’entretien des animaux de toutes espèces, sur les 50 hectares de la remise du Cirque Arlette GRUSS, à La Fontaine-Saint-Martin.

Georgika Kobann_Cirque de La Voix du Nord 1983

Georges découvre sa vocation de dompteur à l’âge de 4 ans, dans un petit cirque en Algérie, qui présente un dompteur « hindou » portant une panthère autour du cou. Début 1962, il rentre en France, où il se fait engager comme garçon de cage dans un cirque itinérant, où il apprend à observer et aimer les animaux sauvages. C’est Freddy Hager, dompteur au Cirque Francki, qui lui transmet les rudiments du métier. Par le fait du hasard, le légendaire Grand cirque de France dirigé par Alexis Gruss Senior cherche un jeune, prêt à se lancer dans la cage aux fauves. Audacieux, il prend la place qui lance sa carrière et réalise son rêve d’enfant. C’est là qu’il rencontre bien sûr celle qui deviendra sa femme, Arlette, la fille aînée du patron.

Avec leur numéro de panthères, Arlette Gruss et Georgika Kobann voyageront dans de nombreux cirques français et étrangers. Au Cirque Arlette Gruss, il est bien évidemment le dompteur attitré, jusqu’en décembre 1992. Pourtant, quelques années plus tard le virus de la cage centrale le reprend. Il présente donc en 1998 un splendide numéro de lionnes, rugissantes à son approche, pour le jeu du spectacle, ce qui est moins accepté aujourd’hui par l’opinion publique. En fin de saison de cette année-là, ses adieux seront cette fois définitifs.

Comme beaucoup d’autres dompteurs, Kobann a fait face aux risques du dressage. Notamment, quand une porte de cage mal fermée, par son commis, l’oblige à récupérer la panthère Pitou. Il se protège de son bras, par réflexe, et  il est accroché par l’animal. Cette agression qui aurait pu être dramatique lui a laissé des séquelles, mais n’a pas entamé son affection pour les fauves et l’amour de son métier.

Contrairement aux vociférations des animalistes qui se découvrent une vocation de protection des animaux sauvages, Georgika, amoureux des bêtes, leur assure une fin de vie digne et respectueuse des espèces animales.

Vivre avec leurs animaux, la vocation des gens de cirque.

Remerciements à Jean Louis Boutroy

2020-07-01_bdc_MV

CIRQUE OU AMPHITHÉÂTRE

Bref retour sur le 250ème anniversaire du cirque. On sait que Philip Astley fonda le cirque moderne le lundi 4 avril 1768, dans le quartier populaire de Lambeth, à Londres. Ce jour-là, il fit galoper son cheval en rond. Dans l’annonce qu’il avait fait publier le jour même dans une gazette, il avait intitulé sa démonstration : « Activity on horseback ». Mais Astley venait en fait de créer une école d’équitation.
En 1770, il quitta Lambeth pour s’établir un peu plus loin, au sud du pont de Westminster. Dans cet endroit, il fit bâtir tout en bois la première construction en forme de cirque. L’édifice disposait de places couvertes, mais la piste restait à l’air libre. Néanmoins, Astley pouvait maintenant exiger du public un droit d’entrée, puisque celui-ci pénétrait alors dans un lieu conçu pour le spectacle. C’est pourquoi il est arrivé qu’on date à l’année 1770 la naissance du cirque, ce qui n’est pas faux.
Pour s’épargner les démonstrations équestres en ligne droite, le cercle, qui avait jailli dans l’imagination de Philip Astley deux ans plus tôt, était grand. Ce n’est qu’en 1779 qu’il le réduisit à 42 pieds et inventa ainsi la piste de cirque de 13 m environ de diamètre, telle qu’elle s’est imposée depuis lors dans tous les cirques du monde.
Et malgré tout cela, le mot « Circus », « Cirque », resta toujours étranger à Philip Astley et à son fils John pour désigner leurs entreprises. Les établissements d’Astley, hormis celui de 1768, arborèrent tous le titre d’Amphithéâtre. En revanche, inspiré par son associé Charles Dibdin, Charles Hughes, pensionnaire puis rival d’Astley, construisit en 1782, près de chez ce dernier, un nouveau type de bâtiment avec piste et scène, auquel il attribua le nom de Royal Circus. Le terme générique « Cirque » était lancé, pour désigner cette nouvelle forme de divertissement artistique réunissant femmes, hommes et animaux. Le Cirque allait bientôt devenir un art universel.
Ainsi, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, Philip Astley créa en quelque sorte le Cirque sans le savoir.

Source: analyse de Jean-Louis Boutroy

2020-06-01_bdc_JLB

SUR LA TRACE DES ÉLÉPHANTS

On se dit chaque année, que l’on ne verra plus d’éléphant dans les cirques, du fait de l’impossibilité de les faire venir de leurs pays d’origine, du vieillissement de tous les troupeaux vivants dans les cirques et de l’investissement de plus en plus important pour les présenter en tournée.

Elephants Festival international de Monté-Carlo 2017 Casselly

En décembre 2018, on regrette la fin des voyages pour Batati*, Burma, Jumbo et Siam, les quatre éléphants de Flavio Togny qui nous ont fait rêver et émerveiller pendant près de  onze ans au cirque Arlette Gruss . Leurs prestations aux 22e et 30e Festival International du cirque de Monte-Carlo resteront dans toutes les mémoires des passionnés de cirque. Le nouveau  spectacle, en septembre 2020, chez Arlette Gruss sera-t-il animalier ?

Les éléphants du cirque suisse Knie ont rejoint le Knie Kinderzoo de Rapperswil  pour participer à un programme de reproduction. Une lourde charge pour Thisiam le mâle de la troupe. Pour le soulager de cette responsabilité, un nouveau mâle  vient d’arriver d’un zoo des Pays-Bas. Il s’appelle Mekong et a environ 38 ans. L’ouverture du zoo-parc est prévue le 6 juin 2020.

Les éléphantes Bara et Burma du cirque Krone, après une escapade de huit mois en Espagne où elles avaient accompagné leurs anciennes collègues sur leur lieu de retraite, sont de retour à Munich. Elles étaient dans les trois programmes du cirque Krone 2019-2020.

On est sur la piste, sait-on jamais !

Source : Cirque Arlette Gruss,  Association des cirques francophones, Echos CDU Alain Neuville

2020-05-22_bdc_MV

DANS LA CAGE DU CIRQUE DE MOSCOU

En 1973, au programme du Cirque de Moscou à Paris, Margarita Nazarova présente 11 tigres sibériens. Le numéro est révolutionnaire. Le journal « Le Monde » écrit le 24.novembre : « Margarita Nazarova […] a construit tout son numéro de dressage de tigres (superbes) avec simplement de la douceur ».
Il faut dire que la cage est en filet (ce qui est surprenant à l’époque), les accessoires apparaissent ou disparaissent de dessous le plancher surélevé, et le fauves rassemblés dans une seconde cage montée dans les coulisses, pénètrent dans la piste principale au gré du numéro. Le programme papier de cette année-là mentionne que la dompteuse dirige également des « ours à cheval ».
Les Parisiens se souvenaient de Margarita Nazarova 15 ans plus tôt, en 1958, menant déjà un groupe de tigres. Le public avait été ébloui par sa prestation.
Dans son pays, en 1969, Margarita était cette fois à la tête d’un groupe mixte, tigres et lions.
Arrivant des coulisses, elle descendait avec ses fauves, un escalier menant directement à l’intérieur de la cage. Exercice d’une folle témérité, il lui arrivait de mettre son bras dans la gueule d’un tigre. Sa tête pareillement, ce qui est plus commun et bien moins dangereux. On put voir également Margarita avec ses tigres dans une piste nautique.
Margarita Petrovna Nazarova (1926-2005) était une une dompteuse de fauves soviétique, née près de Saint-Pétersbourg et décédée à Gorki. Son maître en dressage fut Boris Eder. Elle épousa Constantin Constantinovitch, dont elle eut un fils, Alexsey. C’est son mari qui l’a convainquit de travailler avec les fauves.
 La star de la cage, s’éloigna du monde du cirque dans les années 80, après la mort prématurée de son cher mari, ce qui assombrit les 20 dernières années de sa vie.
Artiste du Peuple de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, Margarita Nazarova marquera notre enfance au Cirque de Moscou à Paris.
Source : Archives Jean-Louis Boutroy

2020-05-01_bdc_JLB

CETTE CRISE SE TERMINERA UN JOUR*

« Vous savez, je crois, de l’ensemble de l’industrie du divertissement, le cirque, sera le premier à récupérer. Pourquoi? Parce que des gens du cirque sont restés fidèles à leurs racines éternelles. Saltimbanques !
Lorsque le déconfinement sera annoncé, les théâtres et les salles de concert prendront des semaines, voire des mois, pour organiser la réouverture : réserver une salle, regrouper les troupes qui était partout près opérationnelle, organiser  la vente de billets, trouver une assistance technique performante, etc… Il faut compter maintenant sur de nombreuses sources externes pour remplir les salles de théâtre ou de concert.
Cependant partout dans le monde les petites familles de cirque ont simplement besoin d’imprimer quelques affiches, trouver un endroit où mettre la tente, remplir de diesel les camions, mettre Maman à la caisse, ramener les chevaux et les chameaux des champs , brosser les costumes, appliquer le maquillage et avec tout ce qui se fait à la maison, ouvrir en quelques jours.
Les grands spectacles suivront, même si c’est un peu plus tard. Gardez cela à l’esprit quand les choses semblent difficiles et pour l’instant, rester à la maison en toute sécurité. »
Un beau message d’espoir.
Source: SOS Circus, Remerciements à David Hibling*

2020-04-27_bdc_MV

AIDES AUX ANIMAUX CAPTIFS

Le 17 mars 2020 en pleine pandémie de coronavirus, le monde économique s’arrête les personnes sont confinées à leurs domicile et tous les spectacles et visites des parcs-animaliers sont annulés. Le cirque en crise se trouve mortellement atteint.

Lion et lionceaux_Parc de Thoiry

Les grandes enseignes rejoignent leur base et les autres sont figées dans la dernière ville étape comme le Cirque Zavatelli à  Henin-Beaumont. Les ennuis commencent lorsque des maires et la population se manifestent pour faire partir le cirque, (où?) et pour assurer la logistique pour les hommes et les animaux. Scènes déjà connues dans l’histoire du cirque.

Pour les animaux, c’est souvent plus de 200 kg de fourrage et plus de 1000 litres d’eau par jour sans compter le pain, les fruits, les légumes et la viande a récupérer  chez les commerçants de proximité. Rien à voir avec les croquettes et le plat de pâtes pour le chien ou le chat de la maison.

Devant cette crises qui s’annonce durable, l’ Assemblée Nationale dans la nuit du 17 avril a validé la proposition du gouvernement pour accorder 19 millions d’euros à l’aide alimentaire et aux soins prodigués aux animaux captifs pour les établissements en difficulté, pendant la durée du confinement. (environ 130 cirques, zoos et refuges)

Une cellule de veille du Ministère de la Transition écologique et solidaire avec les professionnels concernés est mise en place pour déterminer les situations à risque pour les animaux et un dispositif d’appui local  (DEPP) accompagne les établissements pour faciliter la recherche de nourriture ou de soins, accéder aux aides d’urgence des établissements de spectacle et faciliter le retour à leur lieu d’hivernage.

Les critiques ne se sont pas fait attendre de la part de l’Association animaliste Paris Animaux Zoopolis  (PAZ) par la voix de sa présidente qui se dit « scandalisée  pour ces aides » et ce soutien du gouvernement « sous couvert de bien être animal » et du président de la SPA pour que « ça reste une mesure d’urgence » et « de vraiment se poser la question des animaux dans les cirques ».

On a pas fini d’en entendre parler !

Source: Communiqué de presse gouvernement du 17 avril 2020 , Tweet Gerard Darmanin, Article Huffington post Jacques Charles Fombonne (SPA)et Amandine Sanvisens (PAZ)

2020-04-18_bdc_MV

LE SAUT DE LA MORT

Un numéro qui a marqué l’histoire de la voltige aérienne, a été imaginé, dans les années 1930, par  deux intrépides artistes, Charlie Gérardin et Stéphane Hégedus, « Les Clérans« . Ce numéro fait partie des légendes du cirque. Travaillant sans filet, Charlie et Stéphane présentaient un impressionnant « saut de la mort ». Malheureusement, le numéro portait bien son nom, par deux fois, il emporta ses créateurs.

En 1946 à Paris, au Gaumont palace, le voltigeur Charlie Gérardin s’écrasa sur la scène. Que s’était il passé? Un faux mouvement, un muscle froid qui lâche? On ne le saura jamais, il a suffit d’une fraction de seconde. L’enquête conclua à un malaise!

En 1952 à Chicago, le rêve Américain des artistes européens, le porteur Stéphane Hégedus se tue, lors de la descente, suite à la rupture de sa corde. Entre ces deux dates dramatique, Stéphane Hégedus, présenta le numéro avec deux autres voltigeurs, Léo Dina et René Martini.

Après ces tragédies, Madame Hégedus, la femme du porteur, rechercha deux autres artistes pour reprendre le numéro. Roland Rebourg et Romano Gritti, « Les archanges du ciel« , le reproduiront à l’identique.

Parmi les artistes qui leurs succédèrent, n’oublions pas, Daniel Vatan et Gérard Hégedus, le fils de Stéphane qui permirent à plusieurs générations, de voir et admirer l’un des plus fantastiques numéro aérien de toute l’histoire du cirque.

Source: Remerciements à Christian Laurent

2020-04-16_bdc_MV

SAUVER LES ANIMAUX DU CIRQUE

« Les agriculteurs de la région (environs d’Itterbeck – Nordhorn – Emsland aux Pays Bas) se mobilisent pour soutenir le Circus Renz International dans cette période de pandémie et de confinement. Bravo à ces personnes  véritablement soucieuses du bien-être animalier pour leur aide précieuse aux circassiens.
On ne peut pas en dire autant des professionnels des associations se réclamant du bien-être et des droits des animaux et de leurs militants qui brillent par leur absence et leur indifférence au sort des animaux  qu’ils prétendent défendre.
On voit bien qu’en fait, ils sont devenus des véritables professionnels de l’aspiration des dons des particuliers et autres gogos qui les entretiennent grassement, croyant faussement aider et être utiles aux animaux présents dans les cirques. Ce sont les idiots utiles de l’activisme animaliste qui se moque totalement du sort des animaux qu’il prétend défendre dans sa sinistre et mensongère propagande anti-cirque.
Il aura suffit d’une pandémie et d’un confinement obligatoire pour que la vérité explose et que le masque tombe ! »
On peut comprendre cette vive réaction de la part des professionnels du cirque qui vivent au quotidien avec les animaux qu’ils élèvent.
Et félicitations aux agriculteurs solidaires.
Source: Communiqué du Circus renz international

2020-04-16_bdc_MV

MAIRES SOUS PRESSION

L’Association des Cirques de Famillesmet les pendules a l’heure, là où, les Maires ne savent plus à quel saint se vouer. (Joyeuses Pâques)

Les professions circassiennes sont strictement réglementées, notamment par l’arrêté ministériel du 18 mars 2011 qui fixe les conditions de détention et d’utilisation des animaux non domestiques dans les établissements itinérants. Aucun texte réglementaire interdit l’installation de ces établissements dans les communes.

Des groupuscules animalistes, souvent portés par des idéologies extrémistes, prétendent que 350 communes sur 35 000 en France (1%) auraient interdit l’installation de ces établissements sur leur commune et font pression sur les Maires pour présenter aux conseils municipaux des vœux ou des décisions d’interdiction d’installation des cirques avec animaux dit sauvage.

L’association des cirques de France entame systématiquement des mises en demeure ou des instructions devant les Tribunaux Administratifs. Les vœux restent à l’état de vœux et ne peuvent interdire l’installation de ces établissements . Quant aux recours contentieux, ils se soldent toujours par une annulation, soit par le Préfet, soit par les Tribunaux,car, hors la Loi. Il reste, environ 28 communes en attente de délibéré. On peut se douter de l’issu du contentieux.

Personne ne peut ignorer la Loi

Source: Association des Cirques de Familles

2020-04-12_bdc_MV

BALADE EN FORÊT EQUATORIALE

Le dôme tropical du zoo-parc de Beauval recrée l’atmosphère chaude et humide des forêts équatoriales de l’Afrique, l’Amérique du sud, de Madagascar, des Sechelles ou d’Indonésie. Une balade de  2 heures est nécessaire pour en faire le tour, toute l’année. L’édifice en forme de dôme est édifiant: grand comme un stade de football et haut comme un immeuble de 10 étages.

Une vingtaine de bassins et d’aquariums permet d’approcher plus de 800 espèces dont certaines uniques en France. C’est une véritable découverte de la biodiversité et de la vie animale dans des espaces adaptés à  leur milieu naturel et leur bien être.

La proximité des lamentins des Caraïbes, anacondas, hippopotames pygmées, tortues géantes, loutres, saïmiris et autres petits singes ou oiseaux multicolores nous fait rêver à des voyages lointains.

Le zoo-parc participe à la conservation des espèces menacées et à la protection de la biodiversité avec une cinquantaine de programme de conservation soutenus à travers le monde pour un investissement d’un montant d’un million d’euros par an.

Alors,bienvenue aux explorateurs amateurs. 

Source: communication Zoo-parc de Beauval

2020-03-24_bdc_MV

CORONA CIRCUS

Quel cirque ! Qui eût cru en novembre dernier qu’un virus en Chine, ressemblant à une grippe, allait envahir le monde (Covid 19). Même les scientifiques et les médecins n’y croyaient pas. Le retournement de situation est dramatique, touchant la vie de chacun, les relations amicales et professionnelles et entraînant des conséquences économiques imprévisibles et probablement durables.

Cirque Pipo

Les spectacles vivants déjà en difficulté s’en prennent une couche de plus. Après les fermetures de grandes enseignes du cirque, les décisions de confinement des populations et l’annulation de toutes les formes de spectacle mettent à mal les efforts de survie de la profession.

En Europe la plupart des cirques ont rejoint leur base et ceux qui sont itinérants sont immobilisés sur les places et parkings de la dernière ville étape. Les artistes sont au chômage ou sans travail et les animaux sont un souci quotidien pour assurer leur protection.

La Fédération Mondiale du Cirque annule la célébration du 18 avril pour la Journée Mondiale du Cirque. Report probable à l’automne.

Nous avons confiance à la capacité de rebondir des professionnels du cirque face aux coups durs. Les membres du Club du Cirque ne peuvent que soutenir vos actions et continueront à venir vous applaudir avec encore plus de ferveur lors de la sortie de cette épreuve qui nous touche tous au plus profond de nous mêmes.

Que vive le cirque !

2020-03-24_bdc_MV

UNESCO PARCOURS DU COMBATTANT

En 2003, l’approche du contenu du patrimoine culturel de l’UNESCO a été modifiée permettant à la Fédération Mondiale du Cirque d’en saisir l’opportunité et de lancer son « projet UNESCO ». Le projet vise à garantir l’inscription des arts du cirque sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.(PCI)

Grâce au travail et aux activités de lobbying de l’Association Européenne du Cirque , le Parlement européen a approuvé la résolution en 2005, déclarant les arts du cirque traditionnels comme éléments essentiels de la culture européenne.

Cette reconnaissance du cirque comme forme d’art a accéléré la réflexion au niveau national de plusieurs pays. Les Pays-Bas, la Finlande,la Chine ont inclus l’art du cirque dans leur PCI. Le Chili, le Mexique, la Belgique sont dans des processus de ratification en cours. La France a engagé la procédure de montage des dossiers.

Toute reconnaissance contribuera  à garantir au cirque traditionnel que nous aimons, une entité vitale pour les années à venir, tout en soutenant les compagnies de cirque contemporaines émergentes,les artistes et les troupes.

Pour aboutir, la communauté du cirque doit avoir le soutien politique et financier de chaque pays demandeur. C’est un processus long et compliqué qui prend du temps.

Patience !

2020-03-06_bdc_MV

LA GRANDE FAMILLE DU CIRQUE

Un soir de 1945, au Cirque d’Hiver, Rhum (Enrico Sprocani), célèbre auguste, disait à son partenaire Pipo (Pipo Sosman), clown blanc non moins célèbre :
  • Tu parles anglais, toi ?
  • Oui, je parle anglais.
  • Alors tu es Anglais ?
  • Non, je ne suis pas anglais, mais mes parents étaient Anglais.
  • Alors, tu es Français ?
  • Non, je suis Belge.
  • Ah ! Pourquoi ?
  • Parce que je suis né en Belgique.
  • Alors, tu es Belge parce que tu es né en Belgique, mais tes parents étaient Anglais, et tu travailles en France, qu’est-ce que ça veut dire tout ça ?…
Ainsi, le cirque, art universel, est cosmopolite par excellence. Le cirque est international. Les artistes ne connaissent ni les frontières, ni la barrière du langage.
Plus qu’une profession, être artiste de cirque, c’est d’abord appartenir à la grande famille du cirque.
Source texte et photo : magazine « Regards », numéro 21, 15 novembre 1945.
2020-03-29_bdc_JLB

UN CIRQUE EST NE AU FESTIVAL D’ABIDJAN

Le gouvernement de Côte d’Ivoire a donné carte blanche pour créer un cirque national ivoirien.  Le ministre de la Culture, Bandama Maurice, a attribué le théâtre-café de Treichville pour la formation et l’entrainement des artistes ainsi que pour  le stockage du matériel. Pour consolider le projet, l’Etat de Côte d’Ivoire a même octroyé un financement pour la formation des jeunes ivoiriens aux arts du cirque.

Pour le responsable du cirque, Gerges Monboye, le Cirque National de Côte d’Ivoire est maintenant une réalité. Il a pu se produire au Festival du Cirque d’Abidjan, le 7 mars 2020, au sein de l’Institut Français du Plateau. Les numéros composés par de jeunes ivoiriens a médusé le public pendant une heure de temps et fait naître l’idée d’organiser une tournée en Côte d’Ivoire.

Le public est reparti avec des performances plein les yeux et des pépites dans les cœurs.

Un bon début à suivre.

2020-03-10_bdc_MV

TIGRE BLANC EN DISPARITION

Rarissime, le tigre blanc doit son apparence à une mutation génétique naturelle du tigre du Bengale. Originaire du nord de l’Inde, il n’a pas été vu à l’état sauvage depuis les années cinquante, selon les spécialistes, le dernier individu capturé en 1951, Mohan, est devenu l’ancêtre de la plupart des tigres captifs.

On ne connait pas de robe entièrement blanche mais certains peuvent avoir une coloration très pâle qui peuvent faire illusion. De même pour le tigre noir qui serait dû à un élargissement des rayures qui se rejoignent totalement sur la tête et le dos.

Les Tigres sont plus généralement une espèce classée « en danger » par l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui estime aujourd’hui leur nombre à 3.800 sur la planète contre 100.000 il y a un siècle, la majorité vivant en Inde.

Tigres blancs au zoo d’Amnéville_janvier 2020

Le 5 janvier dernier, trois tigres blancs sont nés au Zoo d’AmnévillePortés pendant 110 jours par leur mère Orissa, née au zoo de Beauval et arrivée à Amnéville en 2007.

Les nouveau-nés sont deux petits mâles baptisés Aran et Hyun, et une femelle baptisée Fouyou. Leur père, Kantaji, est arrivé à Amnéville en 2008 depuis le Elmvale Jungle Zoo au Canada. 

 Le Dr Alexis Maillot, vétérinaire du Zoo, est confiant sur l’évolution de la portée, ils sont nourris par la maman et se portent bien. Le mâle ne participe pas à l’éducation des petits dans la nature, ils ne seront mis en présence de leur père qu’après leur sevrage, à l’âge de 2 à 3 mois. 

Seul préservation de l’espèce les cirques et les zoos.

Source: Zoo d’Amnéville

2020-03-05_bdc_MV

HONNEUR AUX VOLANTS

Jules Léotard, gymnaste toulousain, invente le trapèze volant de bâton à bâton en 1859. Depuis la discipline de voltige aérienne au cirque à beaucoup évolué. La rattrape de bâton à porteur permet de multiples figures telles le quadruple saut périlleux, le porteur étant situé en contrebas du trapèze du voltigeur, de même, les trapèzes croisés se prêtent à de véritable ballets aériens où les corps échappent à la pesanteur donnant l’impression de voler.

Le 10 juin 1982 à Tucson (Texas), Miguel Vasquez réussit le premier quadruple saut périlleux en public et devient la référence et le modèle de nombreux voltigeurs. Plusieurs troupes ont marqué la voltige au cirque comme les Marilee Flyers ou les Flying Osler Del Cane dans les années 1970. Mais aujourd’hui ceux qui ont donné le grand frisson au 44e Festival International du Cirque de Monte-Carlo sont les Flaying Tuniziani, probablement les meilleurs du moment.

FLYING TUNIZIANI_Trapéze volant_Festival international du cirque de Monte-Carlo 2020

La troupe est composée des frères Tuniziani (Ammed, Dandino, Gamal), Justin Chodkowski, Renato Fernandez et des voltigeuses Estefania, April,Kate et Marcela.La troupe présente sa performance en double ligne enchaînant les prises de risque et la recherche de l’exploit. Les voltigeuses tournent un double saut périlleux en planche avec pirouette.  Ammed Tuniziani, vedette de la troupe avec son frère Dandino comme porteur, réalise  un triple saut périlleux carpé avec une double pirouette et demie au retour au porteur (performance appelée à tort triple pirouette mais très rarement exécutée depuis vingt ans) et le légendaire quadruple saut périlleux. Renato Fernandez un double saut périlleux et demi avec double pirouette rattrapé par les pieds (NB : dès qu’on parle de demi on parle de rattrape par les pieds).

Encore subjugué par ce ballet aérien, la chute dans le filet à la fin de ces voltiges nous fait mesurer les risques et la fragilité des hommes toujours soumis à l’attraction terrestre. L’exploit et le mérite sont d’autant plus grands.

Standing ovation

Sources: Photo et communication service presse du Festival international du cirque de Monte-Carlo et remerciements à Christian Hamel pour les précisions techniques. 

2020-01-26_bdc_MV

LES K’HO EN TOURNÉE

Le très distingué Grand Théâtre de Provence d’Aix en Provence a accueilli le cirque du Vietnam, le premier weekend de janvier. Affichant complet pour ses deux représentations, ce nouveau spectacle baptisé Teh Dar, « tourner en rond autour d’un feu » en langue K’ho (ethnie minoritaire) nous emmène vers les hauts plateaux du Vietnam.

Le cirque vietnamien avait déjà créé l’événement en France, en 2011 et 2016, avec Làng Tôi et A O Làng Phô. Tuan Le, le metteur en scène de ce nouveau  spectacle  est le seul acrobate du pays a avoir rejoint le cirque du soleil.

Teh Dar_Aix en Provence 2020_ Grégory Vignier

Teh Dar, c’est avant tout un récit nostalgique de l’homme avec la nature, de croyances, de symboles et de mystères. C’est l’histoire d’un amour impossible entre deux jeunes originaires de deux ethnies différentes.

Durant une heure, on assiste à une succession de tableaux magnifiquement chorégraphiés. Quinze acrobates et cinq musiciens transmettent avec une passion communicative l’histoire de leur peuple. Le cirque ethnique est ici parfaitement illustré, avec un mélange d’acrobaties sur d’immenses mâts en bambous, ou de jongleries millimétrées rebondissant sur des percussions vietnamiennes.

Les portés et le numéro de contorsion sont sublimés grâce aux talentueux musiciens, indissociables de la performance esthétique. Car c’est véritablement cette conjugaison d’orchestration parfaite et de scénographie poétique qui séduit et transporte le spectateur. Le collectif est indéniablement la source du succès du cirque vietnamien.

Près de la moitié des tableaux présentés sont exclusivement esthétiques ou musicaux, avec des rythmes lents où  les plus jeunes spectateurs peuvent montrer parfois quelques signes d’impatience dans les tribunes. Une singularité à prendre en compte afin de ne pas repartir un peu frustré par ce rythme inégal,  d’autant que les nombreux chants et symboles sont difficilement compréhensibles pour les non vietnamophiles.

Une invitation ouverte à découvrir ce pays aux légendes ancestrales.

Source: Spectacle du 04 janvier. Remerciement à Gregory Vignier.

2020-01-12_bdc_GV

ITINÉRANCE DES CIRQUES DE FAMILLE

La Direction Générale de de la Création Artistique (DGCA) propose aux cirques de famille une participation financière pour favoriser l’itinérance.

L’aide prend en compte le coût du montage et démontage, les frais d’approche (fioul,autoroutes…), coût de maintien courant du matériel et le salaire de la main d’œuvre nécessaire à l’itinérance du chapiteau. Le respect de la réglementation en vigueur liée  à la sécurité du chapiteau et de la présence des animaux est exigé.

Il faut résider en France, avoir l’expérience de la gestion d’un chapiteau de 500 places depuis deux ans, effectuer 50 représentations d’un ou plusieurs spectacles pour la durée d’une saison de 12 mois et attacher une attention particulière aux zones défavorisées, aux territoires ruraux et aux petites villes.

Information auprès de Lara Goussebaille, chargée de mission cirque,arts de la rue, marionnette lara.goussebaille@culture.gouv.fr ou 01 40 15 88 52

Source: Direction Générale de la Création Artistique

2020-02-10_bdc_MV

UN NOUVEAU DÉPART

Fondé en 1986 par Michel Louis et Jean-Marc Vichard, le Parc Zoologique dAmnéville est le 2ème zoo français de par l’importance de sa collection (près de 2000 animaux originaires des 5 continents) et la qualité de ses installations qui s’étendent sur plus de 18 hectares. Fort d’une fréquentation qui a dépassé les 600.000 visiteurs par an, le Zoo a pour ambition de dynamiser le rayonnement économique et touristique en Moselle et dans la Région Grand-est, en lien avec les acteurs locaux. 

Parc Animalier d’Amnéville

Le Parc Zoologique participe à la conservation d’espèces vulnérables et d’espèces en danger de disparition selon la Liste Rouge de l’IUCN (International Union for Conservation of Nature) et selon la Convention de Washgington (CITES, Règlement CE) avec plus de 200 naissances d’espèces rares au cours des trois dernières années, dont notamment 1 mandrill, 1 orang-outang de Sumatra, 4 lions dAfrique du Sud, 11 loups blancs de l’Arctique, 1 fourmilier géant, 3 rhinocéros, 1 hippopotame amphibie, 1 tapir, 8 manchots de Humboldt, 6 grues demoiselles, 1 calao terrestre, 4 pythons royaux, 10 boas arcenciel, 1 tortue géante rayonnée de Madagascar. Ces naissances témoignent du suivi et du bon traitement des animaux. 

Un accord de participation avec Prudencia capital permet d’assurer la pérennité du parc zoologique d’Amnéville. « C’est un nouveau départ pour une des plus belles collections animalières d’Europe, regroupée dans des infrastructures de grande qualité et encadrée par un personnel hautement compétent. Notre objectif est de positionner ce parc parmi les plus visités d’Europe en valorisant son rayonnement, sa réputation et sa fréquentation. Notre philosophie reste celle de ses fondateurs, la protection d’espèces magnifiques évoluant en totale harmonie dans un environnement préservé » fait valoir Dominik Zwerger, Directeur Général de Prudentia Capital.

Source: Communiqué de presse Prudencia capital-Parc zoologique d’Amnéville

2020-01-03_bdc_MV

 

PAROLE DE VETERINAIRE

Peut-on affirmer qu’un animal est plus heureux dans la nature?

Florence Ollivet-Courtois, vétérinaire spécialiste de la faune sauvage

« La nature n’est pas si respectueuse du bien-être animal qu’on ne le pense. En effet si les animaux ont une chance d’assumer leurs choix, et d’évoluer dans des environnements stimulants, ils le font rarement longtemps car les besoins physiologiques et de sécurité ne sont plus remplis : prédateurs, désertification à cause de l’élevage intensif, manque d’eau, de nourriture, destruction des territoires pour faire des routes, de cultures, braconnage, trafic, victimes de guerres et des catastrophes naturelles ( inondations, incendies…), on a là toutes les causes réunies de la disparition des espèces menacées.”

“On sait bien que le milieu naturel est une fable, pas une issue pour la plupart des animaux captifs. Les fauves des cirques n’ont jamais connu cette terre promise, ni même les 10 générations qui les précèdent. Leur système immunitaire, leur comportement, leur génétique ne savent rien de leur pays d’origine.”

“Le zoo ou le cirque, lieu de captivité, entraîne une érosion de ce qui relève de l’autonomie, de la possibilité de faire des choix et d’évoluer dans des environnements stimulants pour y adopter des comportements naturels. » Le développement est certes limité.

En revanche en captivité on prend garde d’assurer les besoins physiologiques et la sécurité bien que les relations sociales soient sensiblement altéré.” On améliore ce déficit par “l’enrichissement des milieux et le conditionnement opérant par renforcement positif.”

“Dans un monde idéal les animaux vivent leur vie dans la nature et c’est là leur place même si sa sauvagerie semble cruelle. Mais dans notre monde, même les réserves naturelles doivent  être  clôturées « pour protéger les animaux, et donc maîtriser la chaîne alimentaire en introduisant les modes de gestion de la captivité. La nature n’est plus la nature libre et intacte.”

En captivité et en cirque en particulier l’action de protection animale devrait passer par l’analyse pragmatique et non dogmatique des pratiques pour les changer si besoin et éduquer en conséquence.” 

Il faut cesser de manipuler l’opinion publique, “c’est par la connaissance que les bienfaits pour les animaux seront immédiats et durables car les animaux seront hébergés par des personnes formées, expérimentées, sensibles et le modèle économique des établissements qui les accueillent sera stable.”

« Apprendre pour mieux aimer et mieux protéger »

Source: Extraits interview de Madame Florence Ollivet-Courtois, vétérinaire spécialiste de la faune sauvage.

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