Brèves de cirque

Comme les brèves de comptoirs, le cirque a ses histoire, ses peines, ses amours, ses infos. Les « brèves de cirque » parfois amusantes, parfois tristes ou solennelles , nous font pénétrer dans le monde du cirque, attachant et mystérieux, par le petit bout de la lorgnette.
Les « brèves de cirque » suivent le fil de l’actualité sans a priori et sans parti pris, elles constituent un lien amical entre les passionnés et les professionnels.
Surtout, ne vous privez pas de partager votre récolte d’anecdotes, d’infos, d’histoires de cirque…en les envoyant sur le lien CONTACT.

UNE ENSEIGNE S’ÉTEINT

Après la faillite de ce qui était autrefois le deuxième plus grand cirque de Suisse, le Royal Circus, le bureau des faillites de Thurgovie cherchait un repreneur pour l’ensemble du patrimoine. C’est l’entrepreneur de Gossau Gust Bischofberger, propriétaire de «Rampenjakob» qui a été retenu pour la liquidation du matériel et des véhicules. Mais il reste beaucoup de stock invendu.

Le Royal Circus fondé en 1963, a connu des difficultés financières à la mort de son propriétaire Peter Gasser en 2018. Malgré une tentative de reprise de la tournée en 2019, avec les fauves du cirque Krone, l’aventure a tourné court.

Le chapiteau et la couronne Royal Kröne, d’environ trois mètres de haut, sont à la recherche de preneur.

La vente du matériel du Cirque Royal (Suisse) a attiré de nombreux passionnés dans la ville de Gossau. C’est un cirque allemand qui a acheté le chapiteau, l’enseigne du Cirque a eu également beaucoup de succès. Plus surprenant, des produits pour nettoyer les toilettes du cirque était également en vente.

Pour compléter votre collection?

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CIRQUE DU GABON EN DÉTRESSE

Nous avons connu le cirque de l’ Equateur, au cirque Bouglione en 1994 . Il a ensuite parcouru le monde du Festival de Shanghaï en 1998, à Rome en 2000. Aujourd’hui, la troupe est paralysée, par faute d’argent et de la Covid qui a emporté son fondateur, le missionnaire Jean-Yves Thegner.

Le président de l’association Maïk Mpoungou dit que  » la demande, par les grands chapiteaux, de nouveaux numéros est plus difficile à mettre en oeuvre car les moyens ont baissé et que le matériel s’est fortement dégradé, n’assurant plus une sécurité suffisante »

Malgré tout l’école du cirque forme gratuitement une vingtaine d’élèves de 8 à 14 ans, sur un terrain mis à disposition par l’église catholique Saint-André, au cœur de Libreville.

( https://fb.watch/39pdKXHUjv/)

C’est là que les enfants des quartiers populaires sautent, dansent, font de l’équilibre sur des vieux pneus. Tous rêvent d’un jour où le cirque reprendra sa tournée autour du monde et où ils représenteront dignement leur Gabon natal.

Sans subvention, sans commande artistique, la flamme du cirque flamboie toujours dans les cœurs. L’espérance ne les quitte pas.

Source: France 24 monde

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THÉÂTRE DES ANIMAUX DE MOSCOU

Théâtre des animaux Moscou

Le théâtre animalier VL Durov ou Grandpa Durov’s Corner est un théâtre à Moscou dans lequel les acteurs sont des animaux: hippopotame, éléphant, corbeau, pélican, raton laveur et bien d’autres.

Le théâtre a été fondé le 8 janvier 1912 par Vladimir Leonidovich Durov, fondateur de la célèbre dynastie, dont les descendants travaillent toujours dans le théâtre. Vladimir Durov lui-même était un célèbre artiste de cirque, clown, entraîneur et écrivain. De 1919 à 1982, l’établissement avait le nom de Durov’s Corner.
Le bâtiment qui abrite le théâtre depuis sa fondation a été construit en 1894 par l’architecte August Weber. En 1911-1912, le bâtiment a été reconstruit par l’architecte ND Polikarpov. Les statues d’animaux dans le foyer ont été réalisées par le fondateur du théâtre lui-même. En 1980, un nouveau bâtiment du théâtre Durov a été construit à côté de l’ancien (architectes G.E.Saevich, L.I.Gorbunova, T.T.Lazarenko).
Aujourd’hui, le théâtre abrite les grandes et petites scènes, l’attraction Mouse Railroad et le musée. Entre deux grandes affiches de Cirque à Moscou, un établissement à ne pas manquer.
Source : Théatre VL Durvov FB
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 ONLINE CIRCUS FESTIVAL

Au printemps dernier, peut-être avez vous profité des longues heures passées à la maison à cause du confinement pour regarder les nombreuses vidéos des numéros sélectionnés pour le premier festival ? La seconde édition va commencer en avril 2021.

Après en avoir discuté avec notre président, nous avons contacté Dmitry Chernov, le fondateur de ce festival et par un mail reçu hier soir, il est très intéressé à l’idée de collaborer avec nous par le biais de notre groupe Facebook.

Par ses supports médiatiques, le Club est donc maintenant officiellement media partner du festival. Vous trouverez notre logo sur le site web du festival www.onlinecircusfestival.com et tout visiteur cliquant sur celui ci est directement basculé sur notre site www.leclubducirque.com.

100 numéros seront en compétition !

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RACONTE NOUS UNE HISTOIRE

« Pour essayer de terminer cette semaine et ne pas mourir trop vite d’ennui, je m’en vais vous raconter un souvenir lointain qui n’a pas encore succombé à l’amnésie des temps anciens. Alors que ma fille a été élevée au rythme de mille et une pièces de théâtre, j’eus dans mon enfance, tant de joie à retrouver un petit cirque de fortune. 

Deux à trois fois par an, il hissait son chapiteau derrière mon école primaire. En quelques jours, ses affiches étaient placardées dans tout Paese Novu, le quartier au sud de Bastia dans lequel j’ai grandi. Sur ces affiches, un clown rigolard nous promettait une fête emplie de magie. Son nez rouge et son habit de lumière me faisaient imaginer le plus grand des spectacles, avec acrobates, fauves et jongleurs prodigieux !

 Je me revois arriver dans le petit champ derrière l’école et enfin apercevoir le chapiteau de plus près. Nous entrions doucement, juste après avoir payé, nous voyions la piste, un énorme tapis en plastique jaune et rouge sur lequel était gravée une gigantesque étoile.

 Le moment était enfin venu. Nous montions tous sur des estrades en bois. Alors qu’il était minuscule, le cirque me paraissait immense, dans une moiteur grandissante au fur et à mesure que les dizaines de spectateurs s’amassaient et attendaient l’entrée des artistes…

Illustration_Arrivée du cirque au village

Surgissait alors le clown aperçu sur l’affiche. Je lui prêtais une vie étincelante ! Mais dans ce petit cirque de misère, il n’y avait ni fauve ni acrobate ! Le clown nous demandait d’applaudir à l’arrivée de son âne savant, juste bon à faire quelques tours de piste sous les applaudissements des enfants du quartier. Et puis, il y avait un jongleur, qui faisait tournoyer deux balles, trois peut être, avant que le clown refit une entrée inattendue pour faire monter une chèvre sur un tabouret et lui ordonner d’en redescendre. L’animal obéissait, nous mimions tous la stupéfaction, surtout nos parents qui voulaient nous faire plaisir et nous regardaient avec des yeux ronds pour donner de l’importance à la scène !

 Je voulais y croire, me persuader que ce cirque venu dans le petit champ derrière l’école, était vraiment le plus grand cirque du monde, moi qui ne savais pas, mais alors pas du tout, que certains enfants allaient au théâtre tous les mercredis !

 Aujourd’hui, à bien songer à ces années, je ne regrette pas une seconde ces instants d’innocence. Il faut attendre quelque chose pour en jouir. Il faut imaginer pour s’envoler de la réalité et vivre dans une invention de soi-même. Aussi, ce cirque de rien du tout fut ma première maison intérieure, peuplée de rêves à savamment accomplir ! » Quand Michaël Depesseville raconte ses souvenirs de cirque, nous sommes des milliers à avoir les yeux qui scintillent.

Souvenirs, souvenirs…

Source: Michaël Depesseville, circophile (FB)

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BRAVO MADAME LA MINISTRE…BELGE

Pendant que les démarches auprès de l’UNESCO piétinent en France et que l’opposition au soutien des cirques s’organise à l’Assemblée Nationale; en Belgique, Madame la ministre Bénédicte Linard (Ecologie) déclare le cirque traditionnel itinérant chef d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de la communauté française belge.
Les cirques de Wallonie et de Bruxelles qui ont beaucoup souffert de la crise de la Covid peuvent se réjouir de cette reconnaissance et de l’espoir de recevoir les subventions nécessaires à l’événementiel.

Alexandre Bouglione_Belgique

Alexandre Bouglione (Belgique) s’est battu pendant plus de trois ans pour cette reconnaissance et se dit « très ému…car il était temps de faire quelque chose…pour impliquer un label de qualité et permettre de continuer à séduire le public ».
Continuez à nous faire rêver !
Source: RTBF, L’ avenir.
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DESTIN DE CIRQUE

Dans les années 70, la famille Vienne, qui n’était pas du monde du cirque et se faisait également appeler Rochester, élevait, dressait et présentait leurs propres animaux. Les Vienne possédaient un petit parc zoologique à Saint-Rémy-du-Val, dans la Sarthe. Leur collection d’animaux se composait de lions, de lionnes, de tigres, d’ours bruns et de Kendy, un ours tibétain noir, d’un lynx et de plusieurs sortes de visons.

On vit Maurice Vienne, le fils, au programme du Circus-Festival (direction Enders), près de Cologne, présentant un groupe de 7 lions. Il fut malmené par le plus jeune de ses fauves et dut être remplacé par sa jeune sœur, Mireille Rochester, menant quant à elle en douceur 9 jeunes lionnes et un lion nommé Rufus.

Les Rochester participèrent à  l’aventure du « Nouveau Cirque » en s’inscrivant au programme du Cirque Bonjour, de Jean-Baptiste Thierrée et Victoria Chaplin. Paul Rochester, le père, y présentait notamment ses tigres.

En 1973, on lisait sur le programme du Cirque Amar le nom de « Mademoiselle Vienne, jeune fille parmi les lions ».  En 1974, Mireille Vienne faisait partie des artistes engagés pour le 1e Festival International de Cirque de Monte-Carlo. Elle fut sélectionnée pour le Gala de Clôture du lundi 30 décembre et fut récompensée par le Club du Cirque du Prix Henry Thétard. Si l’on excepte Alfred Court qui reçut un Clown d’Or d’Honneur, elle fut la seule à être primée parmi les dompteurs présents au Festival (Catherine Blankart, James Carrington et William Vos).

Maurice Vienne réapparut dans la cage centrale en 1977. Cette fois, c’est Jean-Pierre Panir qui fit appel à lui dans le cadre du Cirque de La Voix du Nord. On se souvien que ses 6 lionnes étaient d’une taille impressionnante. En 1981, le jeune dompteur français fut engagé pour la saison par le cirque suisse Nock, pour y présenter son groupe de lionnes et en second numéro, assisté de sa femme Annie, 3 ours bruns.

Le 8 novembre, le destin voulut qu’il soit très grièvement blessé par l’une de ses lionnes. Transporté dans une clinique de Berne, on comprit que la gravité de son état nécessiterait des mois ou des années de traitement. Malheureusement, il ne devait jamais guérir et s’éteignit le 30 janvier 1988.

Au cours de sa carrière, Mireille Vienne, née à Arras, avait également travaillé au Portugal, au New York Circus, où elle présentait un groupe de 11 jeunes lionnes, qu’elle avait mis deux ans à dresser.

On ne choisi pas toujours son destin !

Source: Cirque dans l’Univer, Jean Louis Boutroy

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NAISSANCE ÉLÉPHANTESQUE

Au lendemain de la naissance du bébé de notre éléphant Soraya, au parc aimalier Pari Daiza (Belgique), nous avons envie de partager avec vous d’autres images de ce moment si émouvant. Des images de la mise-bas, et des premières secondes du nouveau-né…
Chez les éléphants, par un mystère de la nature, la mise-bas se produit souvent la nuit. Et en famille. Tout le groupe (constitué des femelles, sœurs, tantes, cousines, mères, avec les seuls jeunes mâles qui ont encore besoin de leur maman) accompagne la future mère qui va bientôt donner la vie. Dans un silence impressionnant, pendant les longues heures qui précèdent l’arrivée du bébé.
La mise-bas, ce miracle de la nature, sonne ensuite l’heure du bonheur de tout le groupe. Sonne… au sens propre comme au sens figuré. C’est un concert de barrissements qui accompagne la naissance!
( https://fb.watch/2Zwko2lwgY/ vous les entendez sur la vidéo)
Dès le petit né, toute la famille s’approche. Les plus expérimentées des femelles viennent encadrer la nouvelle maman, l’entourer, la protéger. Certaines repoussent gentiment les plus jeunes éléphants qui vivent eux aussi une première naissance et pourraient être trop impétueux en s’approchant du nouveau-né. Chaque éléphant a ici son rôle, sa mission. Chacune des femelles participe à cette communion, à cette vie de groupe, si solidaire, que les éléphants savent nous offrir. Et tous laissent la maman s’occuper de son petit avec cet amour maternel qui, on vous l’avoue, nous fait fondre…
Les soigneurs, eux, sont tout près. Vous le savez, c’est une particularité et un choix à Pairi Daiza (Belgique) , ils vivent avec les éléphants, à leurs côtés, 24 heures sur 24. Pendant la mise-bas, Rob et certains des soigneurs restent donc dans l’enclos, à distance respectable. Les éléphants ont une confiance totale en eux, parce qu’ils partagent leur quotidien depuis tant d’années. Ils savent qu’ils ne sont là que pour aider le petit ou sa maman si, par malheur, la nature avait amené quelques complications… Ce ne fut pas le cas, fort heureusement.
Et tous, quelques minutes après la naissance, ont pu laisser la famille d’éléphants vivre seule ce nouveau bonheur…
Source: Parc animalier Pari Daiza, service communication décembre 2020
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